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LE DEVOIR DE DESOBEISSANCE CIVIQUE

Posté par soslibertes le 13 avril 2009

LE DEVOIR DE DESOBEISSANCE CIVIQUE

Par Arezki AÏT-LARBI*

« Fuyez le pays où un seul homme exerce tous les pouvoirs, c’est un pays d’esclaves ! »

Simon Bolivar.

Vingt ans après la tragédie d’octobre 88 qui a avorté d’une démocratie en trompe l’oeil, le pays s’enfonce dans une inéluctable régression vers l’inconnu. Au mépris des lois de la République et des Pactes internationaux ratifiés par l’Algérie qui garantissent la liberté de conscience, des magistrats dopés à l’intolérance des « tawabits » fascisantes continuent de sévir au gré de leurs fantasmes. En toute impunité. Après la persécution des chrétiens de Tiaret, c’est un juge de Biskra qui vient de se distinguer en prononçant de lourdes peines de prison contre des citoyens arrêtés « en possession de denrées alimentaires qu’ils consommaient en plein jour » durant le ramadan. Pour stopper le tollé médiatique dénonçant le scandale, une cour d’appel expresse a été chargée, dans une inhabituelle précipitation, d’acquitter les « mécréants ».
Ces nouvelles agressions contre les libertés qui surviennent dans un climat politique et social délétère ne sont pas fortuites. Alors que de larges couches populaires continuent de tirer le diable par la queue, les initiés sont obsédés par les jeux du sérail et l’avenir professionnel du chef de l’Etat. Malgré les pathétiques plaidoyers d’opposants minoritaires pour relever les bas salaires qui stagnent dans la précarité, les parlementaires de la « sainte alliance » ont opposé un infranchissable barrage au nom de la rigueur dans la gestion des deniers publics. Avant d’aller à la soupe et voter, dans un synchrone mouvement d’ensemble, l’ordonnance portant leurs indemnités à 30 fois le Salaire minimum garanti.
Après avoir abdiqué ses prérogatives constitutionnelles, le parlement a accepté l’humiliation de sa mise à plat ventre par un exécutif arrogant qui tient la laisse et la mangeoire. Il est bien loin le temps de la dignité, lorsque, pour se démarquer de la dictature en marche, Ferhat Abbas démissionnait du perchoir de l’Assemblée avant d’être assigné à résidence. Aujourd’hui, la scène est occupée par des concubines de harem se déhanchant dans de sordides danses du ventre, pour accéder au rang de favorite dans la couche du sultan. Pitoyable descente aux enfers d’un pays, dont le combat héroïque a sombré dans un grotesque processus de perversion qui, selon le constat d’un historien, a transformé « un mouvement libérateur, et même pour une part libertaire, en une autocratie totalitaire et répressive, dopée au culte de la personnalité».

Connivences inattendues
La vie publique étant réduite à des allégeances claniques et à des complicités tribales, la loi du milieu a fini par se substituer à celles de la République. La rapine généralisée, érigée en jurisprudence, est révélée par cette monstruosité juridique et morale perpétrée par le premier magistrat du pays qui, au lieu d’opposer le Code pénal à ceux qui ont attenté aux biens publics, supplie les chefs de la maffia de « faire preuve de patriotisme, en réinvestissant le produit de leur larcin dans l’économie nationale » !
Pour restaurer une hypothétique paix civile, cette mansuétude à l’égard des délinquants de la cour et de l’arrière-cour a été étendue aux terroristes intégristes qui, au nom de Dieu, avaient tenté d’éradiquer tous ceux qui refusaient de se soumettre aux commandements d’une idéologie totalitaire, répressive et régressive. Dès son retour aux affaires, en avril 1999, le président Bouteflika résumait son programme par un pittoresque défilé de mode : « réconcilier le qamis de Abassi avec la mini jupe de Khalida! ». Une perfide posture de casque bleu entre « les extrêmes islamistes » et les «extrêmes laïques » pour rétablir l’équilibre du régime, comme si des hordes de majorettes hystériques avaient, elles aussi, organisé des « tournantes » sur d’innocents salafistes.
Une décennie plus tard, il faut se rendre à l’évidence. Avec l’impunité accordée aux criminels de tous bords qui n’ont pas émis le moindre signe de repentance, la « réconciliation nationale » n’est, en fin de compte, qu’une reddition de l’Etat de droit, un pied de nez à la Justice et une prime à la violence qui continue de susciter des vocations morbides. Pour conjurer les opérations sanguinaires de Abdelmalek Droukdel, on oppose désormais les fatwas de son prédécesseur, Hassan Hattab, comme une nouvelle stratégie antiterroriste. On adopte ainsi la logique d’une idéologie liberticide, en feignant de combattre les moins présentables de ses manifestations.
Cette redistribution des cartes a révélé des connivences inattendues. Même ceux qui, le 11 janvier 1992, avaient juré de « protéger la démocratie » en freinant les effets pervers du suffrage universel, n’ont réussi en fin de compte qu’à sauvegarder leurs privilèges et fructifier leur fortune. Seize ans après leur « redressement républicain », l’on assiste à ce misérable spectacle d’un ancien ministre de la Défense, ce « sauveur de la République » qui justifiait jadis les pires dérapages par les impératifs de la lutte contre le fascisme vert, et qui est réduit, aujourd’hui, à exhiber des certificats médicaux pour convaincre un ex émir du GIA qu’il a bien quitté le pouvoir !

Bilan « globalement négatif »
Alors que le pays pleurait ses enfants et enterrait ses morts, ce national-islamisme rampant a gangrené, par glissements successifs, les plus hautes sphères de l’Etat. La victoire militaire sur la barbarie intégriste s’est paradoxalement soldée par la double défaite – idéologique et morale – de la société, livrée à l’arbitraire des rédempteurs en uniforme et autres sous-traitants de « l’ordre nouveau ». Et l’on est arrivé au résultat hallucinant de deux institutions républicaines, la Gendarmerie et la Sûreté nationales, transformées en une Police Islamique du Salut, bras armé de l’inquisition chargé de « promouvoir la vertu et de pourchasser le vice »: mécréants briseurs de ramadan, jeunes couples coupables de tendresse subversive, et chrétiens qui « ébranlent la foi des musulmans » par une pratique spirituelle non homologuée par les gardiens du temple. Et c’est en toute bonne conscience que des juges prononceront, le doigt sur la couture du pantalon, de lourdes peines de prison contre tous les « déviants marginaux», au mépris des principes fondamentaux du droit. Si le destin du pays est de finir sous la burqa de cette Charia de fait accompli, et au risque de choquer les chantres d’une modernité au pas cadencé, autant remettre tout de suite les clés de l’Etat à celui qui en a les compétences, qui a payé le prix fort pour le triomphe de son « idéal », et qui n’a pas fait fortune dans la politique : Ali Belhadj.
Dans ce bilan « globalement négatif », il faut reconnaître au président Bouteflika un incontestable mérite. A son corps défendant, il a poussé jusqu’à la caricature les travers du système imposé en 1962 par l’Armée des frontières, révélant ainsi la servilité d’une classe politique gastrique, sans vision, sans projet, sans honneur. Un système qui a remplacé le mérite, l’éthique et le courage, par la flexibilité de l’échine et cette disponibilité pathologique des esprits à aller aux devants des désirs de l’autorité.
Le résultat est tragique. Un parlement fantôme, soumis aux injonctions de l’exécutif. Des ministres réduits au rang de dociles secrétaires dactylos. Une justice sous influence qui se couche au gré des fantasmes du sérail. Une « société civile » faite de bric et de broc. Fonctionnaires de la contestation avec frais de mission. Intermittents de l’opposition occupés à ruminer des miettes en rêvant d’être parachutés sur le palais d’El Mouradia. Retraités de la Sécurité militaire ayant changé d’« instruments de travail », pour expliquer au bon peuple les spécificités d’une « démocratie pour les nuls ». Comme si, à l’âge de la ménopause, Mme Claude se recyclait en professeur de vertu dans un pensionnat de jeunes filles !
Malgré les apparences, cet abus de pouvoir n’est, en fin de compte, que l’expression servile d’un abus d’obéissance. Un viol des consciences par consentement mutuel. Pour ces enfants gâtés d’un système qu’ils feignent parfois de dénoncer, toute idée de rébellion, qui impliquerait nécessairement un dépassement de leurs propres intérêts et un renoncement aux indus privilèges, relève de l’hérésie. Question d’éducation entre gens de bonne compagnie, « on ne parle pas la bouche pleine, on se contente de roter ! »

Stopper la « régression stérile »
Aux illusions trompeuses, il est temps d’opposer l’éthique de la vérité, fût-elle cruelle. La preuve est faite par 200.000 morts et une inquisition au pas de charge que le régime, sous ses divers oripeaux, n’est pas un rempart contre la barbarie intégriste. Mais une halte d’étape, un sas de décompression, avant la chute finale. En nivelant les différences et en niant les convictions et les identités – politiques, culturelles et religieuses – des Algériens et leur libre expression pacifique dans une société plurielle, l’interminable cascade de concessions à l’islamisme au nom d’une réconciliation frelatée, risque d’hypothéquer lourdement l’avènement d’une paix civile durable.
Pour stopper cette « régression stérile », et établir un rapport des forces favorable à la promotion des libertés et des droits de l’Homme, les partisans de la démocratie doivent répudier ce rôle indécent « d’idiots utiles », de supplétifs des casernes et de chaouchs des mosquées. Finira-t-on, enfin, par comprendre que ni les prétendus « segments modernistes » du sérail obnubilés par un instinct hypertrophié de survie, ni les puissances occidentales mues par de sordides intérêts, n’ont vocation à se substituer au citoyen pour défendre ses libertés, et imposer un Etat de droit ?
Avant de relever le défi de l’inévitable confrontation idéologique imposée par les adeptes du « croissant gammé » qui, des maquis du GSPC/Al-Qaïda aux palais officiels, mènent le même combat liberticide, les démocrates ont besoin de crédibilité. Qui passe par une autonomie irréprochable, balisée par d’infranchissables garde-fous éthiques. N’en déplaise aux stratèges de bistrot, il ne sert à rien de scruter une improbable fissure dans le sérail pour s’y engouffrer. En dépit de conjoncturelles frictions de préséance, la volonté de perpétuer ce système de l’autoritarisme et de la rente reste, pour tous les dignitaires du régime, une constante consensuelle. Avec Abdelaziz Bouteflika auquel ils auraient, dit-on, consenti une prolongation du bail, ou avec un successeur tiré, une nouvelle fois, du chapeau des prestidigitateurs militaires, il n’y a aucun miracle à attendre du prochain scrutin présidentiel.

Une seule alternative : l’insurrection éthique
Dans un climat lourd des désillusions du passé, de l’incertitude du présent et de l’angoisse de l’avenir, le renoncement n’est pourtant pas une fatalité. Malgré la corruption généralisée et la course à l’argent facile, de dignes héritiers de Abane Ramdane, Larbi Ben M’hidi et Djamila Bouhired ont réussi à échapper au rouleau compresseur de la normalisation autoritaire. Armés d’inébranlables convictions et d’un sens aigu de l’éthique, ils ont osé une exceptionnelle désobéissance civique d’autant plus méritoire qu’elle est, pour l’instant, minoritaire et risquée.
Cette Algérie plurielle de la dignité et du courage qui résiste à l’autoritarisme et à l’arbitraire, c’est Habiba K. revendiquant sa foi chrétienne, malgré les menaces du Vichinsky de poche qui l’a sommée de choisir entre la mosquée et la prison. C’est Khéloudja Khalfoun, l’avocate qui a volé à son secours en brandissant l’étendard des libertés et du droit. C’est le muphti Soheib Bencheikh qui lui a offert la protection d’un Islam convivial et décomplexé. Ce sont les 2500 intellectuels qui ont dit « non » à l’inquisition, en proclamant « la liberté de conscience, synonyme du droit de chacun de pratiquer la religion de son choix ; ou de ne pas pratiquer ». Ce sont les syndicalistes autonomes qui mettent leur vie en péril par d’interminables grèves de la faim, pour arracher le droit d’exercer dignement leur métier. Ce sont ces journalistes libres qui peinent, chaque jour, à bousculer les lignes rouges qu’un rédacteur en chef en cagoule et treillis tente de leur imposer derrière le rideau. Ce sont ces militants sans grade des partis à potentiel démocratique, qui luttent pour injecter un peu d’idéal et de passion dans les appareils squattés par des carriéristes visqueux. Ce sont les étudiants qui, dans le respect de leur engagement pluriel, s’unissent dans des coordinations de combat, malgré le sectarisme des états-majors partisans. Ce sont ces « petits » juges qui traquent, dans la solitude des cabinets d’instruction, les receleurs d’argent sale, même si, comme dans l’affaire Khalifa, la chambre d’accusation finit toujours par blanchir les notables avant tout procès. C’est cette poignée de parlementaires qui refusent le détournement de leur mandat à des fins mercantiles…
Après deux décennies de faux espoirs et de vraies illusions, l’insurrection éthique qui tente d’imposer la primauté du droit et refuse l’indignité des génuflexions devant l’autorité, doit faire tache d’huile. Projetée sur la scène politique, elle constitue la seule alternative crédible à la clochardisation de la vie publique, à la fatalité du désespoir, et à l’impasse structurelle qui a paralysé les institutions, érigé l’archaïsme au rang d’idéologie nationale et officialisé le baise-main comme ascenseur social. En renvoyant barons du régime et opposants par décret à leurs petites magouilles et à leurs grosses affaires, ce big-bang réhabilitera, enfin, l’engagement politique et le militantisme citoyen dans ce rôle de levier du redressement qui a fait les grandes nations.
Le pays a perdu trop de temps. Les Algériens ont versé trop de larmes et de sang. L’heure n’est plus à l’expectative et aux lamentations, mais à la mobilisation autonome et déterminée.

A.A.-L.
*Journaliste
(Publié par El Watan – 25/10/2008)

Publié dans DEBATS / POLEMIQUES, Le devoir de désobeissance civique | Pas de Commentaire »

Loi, décrets d’application et commentaire

Posté par soslibertes le 13 avril 2009

1- Loi du 28 février 2008
2- Décret d’application
3- Commentaire par Me Khalfoun (avocate au barreau de Tizi-Ouzou)

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1- Ordonnance n° 06-03 du 29 Moharram 1427 correspondant au 28 février 2006 fixant les

Conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulman


Le Président de la République,
Vu la Constitution, notamment ses articles 2, 29, 36, 43, 122 et 124 ;
Vu le pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel l’Algérie a adhéré par le décret présidentiel n° 89-67 du 16 mai 1989 ;
Vu l’ordonnance n° 66-154 du 8 juin 1966, modifiée et complétée, portant code de procédure civile ;
Vu l’ordonnance n° 66-155 du 8 juin 1966, modifiée et complétée, portant code de procédure pénale ;
Vu l’ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966, modifiée et complétée, portant code pénal ;
Vu l’ordonnance n° 77-03 du 19 février 1977 relative aux quêtes ;
Vu la loi n° 89-28 du 31 décembre 1989, modifiée et complétée, relative aux réunions et manifestations publiques ;
Vu la loi n° 90-08 du 7 avril 1990, complétée, relative à la commune ;
Vu la loi n° 90-09 du 7 avril 1990, complétée, relative à la wilaya ;
Vu la loi n° 90-31 du 4 décembre 1990 relative aux associations ;

Le Conseil des ministres entendu,


CHAPITRE I : DISPOSITIONS GENERALES


Article 1er. — La présente ordonnance a pour objet de fixer les conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulman. 
Art. 2. — L’Etat algérien dont la religion est l’Islam garantit le libre exercice du culte dans le cadre du respect des dispositions de la Constitution, de la présente ordonnance, des lois et règlements en vigueur, de l’ordre public, des bonnes moeurs et des droits et libertés fondamentaux des tiers. L’Etat garantit également la tolérance et le respect entre les différentes religions.Art. 3. — Les associations religieuses des cultes autres que musulman bénéficient de la protection de l’Etat.

Art. 4. — Il est interdit d’utiliser l’appartenance religieuse comme base de discrimination à l’égard de toute personne ou groupe de personnes.

CHAPITRE II : DES CONDITIONS D’EXERCICE DU CULTE

Art. 5. — L’affectation d’un édifice à l’exercice du culte est soumise à l’avis préalable de la commission nationale de l’exercice des cultes prévue à l’article 9 de la présente ordonnance.
Est interdite toute activité dans les lieux destinés à l’exercice du culte contraire à leur nature et aux objectifs pour lesquels ils sont destinés.
Les édifices destinés à l’exercice du culte sont soumis au recensement par l’Etat qui assure leur protection.

Art. 6. — L’exercice collectif du culte est organisé par des associations à caractère religieux dont la création, l’agrément et le fonctionnement sont soumis aux dispositions de la présente ordonnance et de la législation en vigueur.

Art. 7. — L’exercice collectif du culte a lieu exclusivement dans des édifices destinés à cet effet, ouverts au public et identifiables de l’extérieur.

Art. 8. — Les manifestations religieuses ont lieu dans des édifices, elles sont publiques et soumises à une déclaration préalable.
Les conditions et modalités d’application du présent article sont fixées par voie réglementaire.

Art. 9. — Il est créé, auprès du ministère chargé des affaires religieuses et des wakfs, une commission nationale des cultes, chargée en particulier de :
— veiller au respect du libre exercice du culte ;
— prendre en charge les affaires et préoccupations relatives à l’exercice du culte ;
— donner un avis préalable à l’agrément des associations à caractère religieux.
La composition de cette commission et les modalités de son fonctionnement sont fixées par voie réglementaire.

CHAPITRE III : DISPOSITIONS PENALES

Art. 10. — Est puni d’un emprisonnement d’un(1) an à trois (3) ans et d’une amende de 250.000 DA à 500.000 DA quiconque, par discours prononcé ou écrit affiché ou distribué dans les édifices où s’exerce le culte ou qui utilise tout autre moyen audiovisuel, contenant une provocation à résister à l’exécution des lois ou aux décisions de l’autorité publique, ou tendant à inciter une partie des citoyens à la rébellion, sans préjudice des peines plus graves si la provocation est suivie d’effets.
La peine est l’emprisonnement de trois (3) ans à cinq (5) ans et l’amende de 500.000 DA à 1.000.000 DA si le coupable est un homme de culte.

Art. 11. — Sans préjudice des peines plus graves, est puni d’un emprisonnement de deux (2) ans à cinq (5) ans et d’une amende de 500.000 DA à 1.000.000 DA quiconque :
1 – incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion, ou en utilisant à cette fin des établissements d’enseignement, d’éducation, de santé, à caractère social ou culturel, ou institutions de formation, ou tout autre établissement, ou tout moyen financier,
2 – fabrique, entrepose, ou distribue des documents imprimés ou métrages audiovisuels ou par tout autre support ou moyen qui visent à ébranler la foi d’un musulman.

Art. 12. — Est puni d’un emprisonnement d’un (1) an à trois (3) ans et d’une amende de 100.000 DA à 300.000 DA, quiconque a recours à la collecte de quêtes ou accepte des dons, sans l’autorisation des autorités habilitées légalement.

Art. 13. — Est puni d’un emprisonnement d’un (1) an à trois (3) ans et d’une amende de 100.000 DA quiconque :
1 – exerce un culte contrairement aux dispositions des articles 5 et 7 de la présente ordonnance,
2 – organise une manifestation religieuse contrairement aux dispositions de l’article 8 de la présente ordonnance,
3 – prêche à l’intérieur des édifices destinés à l’exercice du culte, sans être désigné, agréé ou autorisé par l’autorité religieuse de sa confession, compétente, dûment agréée sur le territoire national et par les autorités algériennes compétentes.

Art. 14. — La juridiction compétente peut interdire à un étranger, condamné suite à la commission de l’une des infractions prévues par la présente ordonnance, le séjour sur le territoire national définitivement ou pour une période qui ne peut être inférieure à dix (10) ans.
Il découle de l’interdiction de séjour l’expulsion, de plein droit, hors du territoire national, de la personne condamnée, après exécution de la peine privative de liberté.

Art. 15. — La personne morale qui commet l’une des infractions prévues par la présente ordonnance est punie :
1 – D’une amende qui ne peut être inférieure à quatre (4) fois le maximum de l’amende prévue par la présente ordonnance pour la personne physique qui a commis la même infraction.
2 – D’une ou de plusieurs des peines suivantes :
— la confiscation des moyens et matériels utilisés dans la commission de l’infraction,
— l’interdiction d’exercer, dans le local concerné, un culte ou toute activité religieuse,
— la dissolution de la personne morale.

CHAPITRE IV : DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES


Art. 16. — Les personnes exerçant un culte autre que musulman, dans un cadre collectif, sont tenues de se conformer aux dispositions de la présente ordonnance, dans un délai de six (6) mois, à compter de sa publication au Journal officiel.

Art. 17. — La présente ordonnance sera publiée au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire.

Fait à Alger, le 29 Moharram 1427
correspondant au 28 février 2006.
Abdelaziz BOUTEFLIKA.

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2- Décret exécutif n° 07-158 du 10 Joumada El Oula 1428 correspondant au
27 mai 2007 fixant la composition et les modalités de fonctionnement de la

Commission nationale des cultes autres que musulman

Le Chef du Gouvernement,
Sur le rapport conjoint du ministre de la justice, garde des sceaux et du ministre des affaires religieuses et deswakfs,
Vu la Constitution, notamment ses articles 85-4  et 125 (alinéa 2) ;
Vu l’ordonnance n06-02 bis du 29 Moharram 1427 correspondant au 28 février 2006 fixant les conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulman, notamment son article 9 ;
Vu le décret présidentiel n06-175 du 26 Rabie Ethani 1427 correspondant au 24 mai 2006 portant nomination du Chef du Gouvernement ;
Vu le décret présidentiel n06-176 du 27 Rabie Ethani 1427 correspondant au 25 mai 2006 portant nomination des membres du Gouvernement ;Décrète :

CHAPITRE 1 : DISPOSITIONS GENERALES


Article 1er – En application de l’article 9 de l’ordonnance n 06-02 bis du 29 Moharram 1427 correspondant au 28 février 2006, susvisée, le présent décret a pour objet de fixer la composition et les modalités de fonctionnement de la commission nationale des cultes autres que musulman, dénommée ci-dessous la commission.

Art. 2 – La commission veille au respect du libre exercice du culte et prend en charge les affaires et préoccupations en relation et donne un avis préalable à l’agrément des associations à caractère religieux ainsi qu’à l’affectation des édifices à l’exercice du culte.

Art. 3 – La commission se réunit au siège du ministère des affaires religieuses et des wakfs.

CHAPITRE II : COMPOSITION DE LA COMMISSION

Art. 4 – La commission, présidée par le ministre des affaires religieuses et des wakfs ou son représentant, est composée des représentants :
. du ministre de la Défense nationale ;
. du ministre de l’Intérieur et des collectivités locales ;
. du ministre des Affaires étrangères ;
. de la Direction générale de la sûreté nationale ;
. du Commandement de la gendarmerie nationale ;
. de la Commission nationale consultative de la promotion et de la protection des droits de l’Homme.

Elle peut, en outre, faire appel à toute personne susceptible de l’éclairer dans l’accomplissement de ses missions.
En outre, la commission peut faire appel au représentant de tout culte dont elle juge la présence nécessaire.

Art. 5 – Les membres de la commission sont désignés, sur proposition de l’autorité dont ils relèvent, par arrêté du ministre des affaires religieuses et des wakfs. Ils sont choisis, en raison de leur compétence, parmi les fonctionnaires ayant au moins le grade de directeur central.
Il est mis fin à leurs fonctions dans les mêmes formes.

CHAPITRE III : MODALITES DE FONCTIONNEMENT DE LA COMMISSION

Art. 6 – La commission se réunit, sur convocation de son président, chaque fois que de besoin et au moins une (1) fois tous les trois (3) mois.

Art. 7 – Le président de la commission fixe l’ordre du jour et les dates de réunion de la commission.
Des convocations individuelles et l’ordre du jour sont transmis à chaque membre de la commission dix (10) jours au moins avant la tenue de la réunion.

Art. 8 – Les délibérations de la commission sont consignées sur des procès-verbaux co-signés par les membres et transcrites sur un registre spécial, coté et paraphé par le président du tribunal compétent.

Art. 9 – Les décisions de la commission relatives à l’exercice du culte sont notifiées aux intéressés dans un délai n’excédant pas deux (2) mois à compter du dépôt de la demande ou de la plainte.
Les avis de la commission relatifs à l’agrément des associations à caractère religieux et à l’affectation des édifices sont notifiés à l’autorité habilitée dans un délai n’excédant pas un (1) mois de sa saisine.

Art. 10 – La commission est dotée d’un secrétariat permanent présidé par un fonctionnaire nommé par arrêté du ministre des affaires religieuses et des wakfs.

Le secrétariat permanent est chargé en particulier :
. de préparer les travaux de la commission ;
. de notifier l’ordre du jour des réunions à tous les membres de la commission ;
. d’assister aux réunions de la commission et d’en dresser les procès-verbaux ;
. de mettre à la disposition de la commission toutes les informations et documents.

Les modalités de fonctionnement du secrétariat permanent sont fixées dans le règlement intérieur de la commission.

Art. 11 – La commission établit et adopte son règlement intérieur.

Art. 12 – La commission élabore un rapport annuel sur ses activités qu’elle transmet au Chef du Gouvernement.

Art. 13 – Les crédits nécessaires au fonctionnement de la commission sont inscrits sur le budget de fonctionnement du ministère des affaires religieuses et des wakfs.

Art. 14 – Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire.

Fait à Alger, le 10 Joumada El Oula 1428
correspondant au 27 mai 2007.
Abdelaziz BELKHADEM.

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3- Commentaire par Me Khalfoun (avocate au barreau de Tizi-Ouzou)

Me Kheloudja Khalfoun, avocate au barreau de Tizi-Ouzou, est intervenue dans plusieurs procès célèbres, comme celui des femmes violées de Hassi Messaoud, ou celui des détenus du printemps noir en Kabylie. Actuellement, elle défend Habiba Kouider, chrétienne accusée de « pratique d’un culte autre que musulman sans autorisation». Elle a également été l’avocate des six protestants évangéliques de Tiaret.


ADA : L’ordonnance 06-03 règlementant le culte autre que musulman a été promulguée au journal officiel le 28 février 2006. Pouvez-vous nous résumer les grandes lignes de ce texte ?

Me Kheloudja Khalfoun: Cette ordonnance a été promulguée dans le but de règlementer les cultes autres que musulmans. Légalement c’est normal. Il faut vérifier que les gens qui prêchent sont des gens qualifiés. Pour la question des contrôles des lieux de culte, c’est pareil. Il s’agit d’une norme basique de sécurité. Il faut règlementer un site destiné à accueillir un large public si on veut éviter les dérives. Mais ce qui me dérange dans ce texte, c’est qu’on y distingue les musulmans et les non musulmans. On sépare la société en deux. Alors que le propre de la loi est de s’adresser à tous. Si on parle de loi sur les cultes, pourquoi ne pas avoir un texte commun qui règlementerait les Eglises, les mosquées et les synagogues ?

Un article pose particulièrement question : l’article 11 qui décrit les sanctions pénales entraînées par un délit de prosélytisme.


L’article 11 a des termes très vagues. Peut être condamné quiconque « fabrique, entrepose ou distribue des documents imprimés ou métrages audiovisuels ou tout autre support ou moyen qui visent à ébranler la foi d’un musulman ». Cet article viole la liberté de culte : on ne se contente pas de dire « distribue des documents », mais même « entrepose ». Dès qu’on possède un livre, on risque d’être poursuivi ! On peut tout mettre derrière ces termes car c’est une notion fourre-tout et très élastique. Or la dérive au nom de la légalité est très facile. Et encore une fois, cette loi créé deux catégories de citoyens en Algérie : les musulmans et les autres. Quelqu’un qui détient une Bible peut tomber sous le coup de cet article alors les personnes qui possèdent un Coran ne risquent rien.


L’article 8 précise que les manifestations religieuses ont lieu dans des édifices, sont publiques et soumises à une déclaration préalable. Mais le fait de prier ensemble, dans un lieu privé est-il soumis à autorisation ? Et est-ce un délit ?


L’ordonnance fixe les conditions d’exercice public du culte, pas privé. Cet amalgame, qu’on a constaté dans l’affaire des six chrétiens de Tiaret, est très grave. Il n’y a pas de texte sur l’exercice du culte de manière individuelle et privée, ni dans le code pénal, ni dans cette ordonnance. Et s’il n’y a pas de texte, l’acte est licite, et il n’y a pas de poursuite possible. C’est un principe de droit dans tous les codes pénaux du monde. C’est d’ailleurs l’article premier du code pénal algérien.


Pour vous, cette ordonnance est-elle en adéquation avec la Constitution et les conventions internationales ratifiées par l’Algérie ?


Cette ordonnance est complètement en contradiction avec la Constitution qui garantit la liberté de culte et interdit la ségrégation par la religion. Or la constitution est le
« sommet de la pyramide » de la loi. L’Algérie a également ratifié toutes sortes de conventions et de traités internationaux, comme la déclaration des droits de l’Homme, ou la charte africaine des droits de l’homme. La suite logique est que les textes de loi algériens à venir soient mis en conformité avec les documents ratifiés. Si la loi nationale est en contradiction avec le texte international c’est ce dernier qui prime en droit.


Quelles seraient selon-vous les solutions pour remédier aux points qui posent problème dans ce texte ?


La seule façon d’y remédier pour moi est de
faire un texte unique, qui règlemente tous les cultes, qui respecte l’esprit de la loi algérienne, et ne crée pas deux catégories de personnes dans ce pays. Avant d’être chrétiens ou musulmans, les Algériens sont surtout des citoyens soumis à la loi algérienne. Il n’y a pas lieu de faire une ordonnance à part pour les chrétiens ou toute autre confession.

Propos recueillis par Sophie Vémy

(Source : site de l’Eglise catholique d’Algérie : http://www.ada.asso.dz)

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Faut-i Brûler Habiba K.?

Posté par soslibertes le 13 avril 2009

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Dessin Hichem (Le Hic, Le Soir d’Algérie)

Délit de « culte non musulman »: FAUT-IL BRULER HABIBA K. ?

Par Arezki Aït-Larbi*

Les violations récurrentes des libertés viennent d’atteindre un seuil intolérable. La dernière en date est un procès en sorcellerie qui a eu pour théâtre le palais de justice de Tiaret. La victime, une femme de 37 ans, risque 3 ans de prison ferme pour délit de chrétienté.
C’est la peine requise, le 20 mai, par le procureur de la République (sic), qui l’accuse de «pratiquer un culte non musulman sans autorisation ».
Pour justifier la croisade contre un prétendu prosélytisme évangélique, les autorités invoquent la loi du 28 février 2006. Le procès de Habiba K. a pourtant révélé d’humiliantes persécutions pour délit de culte, sans autre base légale que l’arbitraire officiel béni par des effluves sacrées.
Aux jeux olympiques de la mauvaise foi, le ministre des Affaires religieuses serait médaille d’or. Prônant un discours d’ouverture vers l’étranger, il jure que « la liberté de culte est garantie par la Constitution », omettant toutefois d’ajouter : « A condition de ne pas l’exercer ! » Pour l’opinion nationale, il sort de la naphtaline la bonne vieille théorie du complot.
Plume au garde-à-vous, la presse national-islamiste signale, ici et là, des escadrons d’évangélistes américains crapahutant dans les villages de montagne pour convertir de jeunes égarés à coups de dollars et de visas, et préparer ainsi le terrain à l’intervention des GI’s !
Dans les faits, la réalité est plus triviale. A Tiaret, on a arrêté une frêle jeune femme en possession de redoutables pièces à conviction : des bibles ! N’eut été la perversion qui a transformé des institutions républicaines en bras armé de l’inquisition, cette capture pittoresque des forces de l’ordre aurait prêté à sourire.
Devant le tribunal, le procès tourne à la farce, révélant une nouvelle fois les dessous d’une justice sous influence qui se couche au gré des fantasmes du sérail. Alors que le magistrat a pour rôle de dire le droit, voilà qu’il se métamorphose en directeur de conscience, lançant des fatwas d’indignité et prêchant des conversions à rebours.
Pour empêcher les journalistes de témoigner de cette ignominie, le juge décide, à la demande du procureur, de confisquer leurs carnets de notes ! Pitoyable réaction de notables de province qui réalisent brusquement que leurs dérapages de Pieds Nickelés risquent de plomber une carrière jusque-là prometteuse.
Dans ce climat de reddition idéologique qui a consacré le triomphe de l’obscurantisme au nom d’une réconciliation frelatée, même les « élites éclairées » ont fini par abdiquer leur devoir de vigilance pour se confondre en génuflexions devant les nouvelles règles du jeu. Là où il s’agit de réaffirmer avec force la liberté de conscience, des exégètes de bistrot invoquent la « tolérance de l’Islam envers les gens du livre » pour concéder aux pratiquants de « cultes non musulmans» quelques strapontins de sous-citoyens. Briguant la palme du grotesque, ils présentent Habiba K., sans l’avoir jamais rencontrée, comme une menace… géostratégique (!), une Mata Hari du goupillon émargeant aux caisses noires de la CIA et du Mossad, et dont la pratique spirituelle ne serait qu’une tenue de camouflage pour « ébranler les peuples musulmans».
Vingt ans après la tragédie d’octobre 1988, le pays peine à exorciser ses vieux démons, et consacrer les libertés écrasées par le rouleau compresseur des arrangements claniques et des recompositions de sérail. Au nom de l’état d’urgence qui couvre bien des turpitudes, les institutions sont verrouillées, les manifestations interdites, les partis d’opposition laminés, les journalistes libres bâillonnés, les syndicalistes autonomes matraqués, la spiritualité soumise à licence.
Cette mise au pas de la société est grosse de risques. Elle a déjà enfanté l’émeute généralisée comme ultime moyen d’expression, la tragédie des « harraga » qui finissent en prison lorsqu’ils échappent à la mort, et plus grave encore, des affrontements communautaires.
Pour conjurer « l’ordre nouveau » des cagoulards, qui préparent dans l’ombre de terribles guerres ethniques, tribales et religieuses, il n’y a aucun miracle à attendre de l’Occident, ni des « segments modernistes » du sérail. L’heure est à la mobilisation, autonome et déterminée, pour imposer les libertés fondamentales aux tentations fascisantes, la pluralité de nos convictions à l’unicité de pensée, et le respect de nos différences à l’uniformisation sclérosante.
Avant d’affronter d’hypothétiques menaces étrangères, rappelons haut et fort que les chrétiens algériens sont d’abord des citoyens. Et dans une République, les citoyens sont tous soumis aux mêmes lois, qu’ils soient musulmans malékites, ibadites, chiites, agnostiques, catholiques, protestants, juifs, bouddhistes, ou athées… Tout comme ils ont droit au même respect de leurs convictions et à la pratique libre de leur culte, tant qu’ils ne les imposent pas aux autres par la contrainte.
La « christianophobie » qui a réduit les néo-convertis à vivre leur foi dans la clandestinité n’est, en fin de compte, qu’une diversion de faux dévots et de vraies canailles visant à occulter la jonction de l’autoritarisme officiel avec l’intégrisme sanguinaire recyclé. D’abord consommée dans les coulisses du sérail, cette sainte alliance s’affiche désormais au grand jour. Devant le gotha national-islamiste réuni jeudi dernier à la place des Martyrs d’Alger, le Premier ministre en uniforme de grand calife a décrété que le Coran « représente la Constitution de la société algérienne ! » Un coup d’Etat sur tapis de prière qui n’a suscité aucune réaction d’indignation.
Dans la sphère privée, toutes les croyances sont respectables. Instrumentalisée à des fins politiques, toutes les religions sont potentiellement liberticides et peuvent engendrer de terribles drames et des fleuves de sang. Aux persécutions en cours, répondent, outre Méditerranée, les vociférations de l’extrême droite qui exigent, avec une certaine logique il faut le reconnaître, l’application du principe de réciprocité. Les Algériens ont prohibé la bible ? Interdisons le Coran. Ils ferment des églises ? Détruisons les mosquées. Ils expulsent des prêtres ? Renvoyons Dalil Boubekeur, le recteur de la Mosquée de Paris, à son douar d’origine. En dépit des apparences, « croix et croissant gammés » se rejoignent en fin de compte dans un même combat : celui de l’intolérance, de l’exclusion et de la haine.
Un signe d’espoir, « l’appel à la tolérance et au respect des libertés », publié en mars dernier par un groupe d’intellectuels algériens, a recueilli plus de 2500 signatures. Dépassant leurs divergences, ils ont dénoncé les violations des libertés démocratiques, réaffirmé le droit de chacun de pratiquer le culte de son choix, ou de ne pas pratiquer, proclamant ainsi cette farouche volonté de vivre ensemble, dans le respect de chacun.
Des dizaines de personnalités maghrébines, françaises et européennes ont soutenu cette initiative. En attendant d’autres formes de lutte plus déterminées, mais toujours pacifiques, les regards sont braqués sur le tribunal de Tiaret, où se joue le sort d’une femme, coupable d’avoir prié sans l’autorisation des gardiens du temple. Quel que soit le verdict qui sera prononcé, Habiba K. est déjà un symbole de courage et de liberté.

A.A.-L.
* Journaliste
(El watan – 27 Mai 2008.)

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Tribunal de Tiaret: l’inquisition

Posté par soslibertes le 12 avril 2009

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Dessin Hichem (Le Hic, Le Soir d’Algérie)


1- Le Figaro (21/05/2008)

Procès pour « délit de chrétienté » en Algérie

MAGHREB

Interpellée en possession de bibles et d’évangiles, Habiba Kouider est accusée de « pratiquer un culte non musulman, sans autorisation ». Notre correspondant a suivi son procès hier.

De notre envoyé spécial à Tiaret : Arezki AÏT-LARBI

LE TRIBUNAL correctionnel de Tiaret a abrité, hier, un procès surréaliste. L’accusée, Habiba Kouider, une chrétienne de 37 ans, est éducatrice dans une crèche. Elle comparaît pour détention de livres religieux, un délit passible de prison depuis l’adoption, en février 2006, de la loi qui réglemente « les cultes non musulmans ». Le 29 mars 2008, alors qu’elle se rendait en bus d’Oran, où elle fréquente l’école biblique, à Tiaret, son lieu de résidence, elle est interceptée par des gendarmes. Dans son sac, ils découvrent les pièces à conviction: des bibles et des évangiles. Ils l’arrêtent et la transfèrent à la police, qui la place en garde à vue. Plusieurs officiers se relaient alors pour un interrogatoire humiliant de la «mécréante ». Le lendemain, elle est présentée au procureur, qui lui propose un curieux marché: « Tu réintègres l’islam, et je classe le dossier ; si tu persistes dans le péché, tu subiras les foudres de la justice ! » Réservée, presque timide, Habiba Kouider a peur, mais elle refuse de renier sa foi.

Trois ans de prison requis

Hier, face au juge qui la presse de questions ironiques, elle répond avec dignité. « Quelle est ta religion ? » demande le magistrat. « Je suis chrétienne. Je me suis convertie en 2004 à l’église d’Oran », répond-elle d’une voix presque inaudible. Avec un sourire méprisant, le juge reprend : « Les curés t’ont fait boire leur eau bénite qui mène au Paradis. » Elle ne répond pas.
En remarquant la présence de journalistes dans la salle, le juge les interpelle : « Avez-vous une autorisation pour prendre des notes? » Me Khelloudja Khalfoun, qui défend l’inculpée, intervient : « L’audience est publique, les journalistes ont le droit d’être là. » Lorsque les robes noires de Tiaret, sollicitées pour « défendre la chrétienne », se sont défaussées, les dignitaires de l’Église protestante se sont tournés vers cette avocate du barreau de Tizi-Ouzou, rompue aux procès sensibles. Le juge perd son calme, menace de « prendre des mesures », avant de confisquer les carnets des journalistes !
Sous le regard de la presse, les magistrats perdent de leur arrogance. Sans conviction, le procureur rappelle que « l’islam est religion d’État » avant de requérir trois ans de prison ferme. Me Khalfoun plaide « la liberté de conscience garantie par la Constitution » et demande la relaxe de sa cliente. Un résumé de deux visions antagonistes qui s’affrontent dans la société algérienne. Le verdict sera rendu le 27 mai. Le même jour, devant le même tribunal, six autres chrétiens comparaîtront pour « distribution de tracts visant à ébranler la foi des musulmans ».
Depuis janvier 2008, les procès pour « délit de chrétienté » se sont multipliés dans l’Ouest algérien, notamment à Oran, Mascara et Bel-Abbès. Comme les militants d’opposition de la dictature du parti unique, les néoconvertis sont contraints de vivre leur foi dans la clandestinité. Sans rire, le ministre algérien des Affaires religieuses se veut rassurant : « La communauté chrétienne jouit de tous les droits ; mais nous luttons contre les sectes ! »

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2 – El Watan (21/05/2008)

Convertie il y a quatre ans au christianisme

Habiba jugée hier à Tiaret

Le procureur a requis la peine de trois ans de prison ferme à l’encontre de K. Habiba pour pratique « sans autorisation d’un culte non musulman ». Le ministère des Affaires religieuses s’est constitué « partie civile » dans cette affaire. Le verdict est attendu pour mardi prochain. 6 membres de la même église seront jugés le même jour à Tiaret.

Tiaret. De notre envoyé spécial : Mohand Aziri

C’est le chemin de croix qui commence pour Habiba. Elle est de l’ouest du pays, de Tiaret, elle a la foi chrétienne et elle risque trois ans de prison ferme. Habiba K., la trentaine bien entamée, convertie il y a quatre ans au christianisme, a été jugée hier en correctionnelle par le tribunal de Tiaret. La jeune femme, ancienne employée d’une crèche à Oran, est accusée par le ministère public de pratiquer un « culte non musulman sans autorisation ». Une première dans les annales judiciaires. La situation est d’autant plus inédite, car il s’agit du premier procès où la pratique libre de la foi chrétienne est vertement remise en cause. Jusque-là, l’appareil judiciaire s’est borné à juger les affaires liées au prosélytisme. Une dizaine de procès a été intentée dans ce sens à travers de nombreuses villes du pays, Oran, Mascara, Sidi Bel Abbès, Béjaïa,… et plusieurs membres de l’Eglise protestante ont été condamnés à des peines de prison avec sursis, assorties d’amendes lourdes allant jusqu’à 500 000 da. Face à son juge, Habiba n’avait pas hier le cœur au reniement, ni aux dérobades. Zen, la voix presque éteinte, de nature, elle assumera au prétoire, sans détour, avoir choisi Al Massih, le Christ. Une vingtaine de jours auparavant, elle tenait tête au procureur de la République et refusa d’abandonner sous la contrainte sa nouvelle foi. « C’est soit le tribunal, soit la mosquée », lui aurait signifié le procureur. Au juge qui la bombarde de questions, un ton moqueur, un ton amène, elle raconte sans s’encombrer de détails et dans un silence religieux sa passion, ses premiers pas dans l’église et son arrestation fin mars par les gendarmes de Tiaret. « A l’église, on t’a fait passer l’examen d’admission céleste ? », lui demande le juge. Silence dans la salle. « On t’a fait boire l’eau qui te mènera droit au paradis », revient encore à la charge le magistrat après que Habiba ait fait mine de ne pas comprendre la question. Elle répond par un « oui ». Un « oui » qui doit signifier qu’elle a été baptisée. Le juge lui demande de nouveau pourquoi elle transportait dans ses bagages une quantité d’ouvrages religieux, des évangiles notamment. «On n’en a cure que vous deveniez chrétienne ou bouddhiste, c’est entre vous et votre Créateur, dites-nous que faisiez-vous avec tous ces livres. »

Le délit imaginaire

« Je revenais par bus d’Oran, répond-elle, où j’étudie à l’Ecole d’études bibliques. A l’entrée de la ville, les gendarmes qui dressaient un barrage sur la route sont montés dans le véhicule et sont venus directement vers moi et ont fouillé mes bagages. J’avais des livres sur moi. Mes livres à moi. » Le procureur, silencieux depuis l’ouverture de la séance, l’interrompt brusquement : « Que faisiez-vous avec une douzaine d’exemplaires du même livre ? Ce n’est quand même pas pour votre usage personnel ? Vous les distribuez à votre entourage, n’est-ce pas ? Vous prêchez avec la parole chrétienne ? », s’adresse-t-il à la frêle silhouette de Habiba. Le délit imaginaire. Il n’en fallait pas plus pour enflammer l’avocate, Me Khalfoun, du barreau de Tizi Ouzou. Venue expressément à Tiaret pour assurer la défense de Habiba, après que certains avocats de la ville aient refusé de plaider dans cette affaire, Me Khalfoun, connue surtout après les retentissants procès des émeutiers du « printemps noir » de Kabylie et des « gendarmes assassins », bat en brèche les accusations du ministère public qui, dit-elle, ne reposent sur aucun fondement juridique. « On ne juge pas sur les intentions, mais sur les actes », plaide-t-elle. L’infraction est à ses yeux « imaginaire » et n’est étayée par aucun texte juridique. « Dois-je rappeler à ce propos l’un des sacro-saints principes du droit pénal, à savoir qu’il ne peut y avoir accusation ou condamnation sans texte réglementaire », s’adresse-t-elle au tribunal. L’article 11 de l’ordonnance de février 2006 fixant les règles et conditions d’exercice des cultes autres que musulman, explique l’avocate, ne peut être appliqué au cas de Habiba. « Lorsque ma cliente a été arrêtée, elle n’était pas en train de prêcher. Elle ne distribuait pas des bibles. Elle était assise seule dans ce bus qui l’a ramenée chez elle », déclare Me Khalfoun. L’article 11 en question traite uniquement des cas flagrants d’« incitation, d’utilisation de moyens de séduction » afin de convertir des «musulmans à une autre religion » dans les lieux publics et aussi la fabrication et la distribution de documents imprimés ou audiovisuels visant à « ébranler la foi des musulmans ». Des infractions passibles d’une peine de 2 à 5 ans de prison et à une amende allant de 500 000 à 1 million DA. Dans l’ordonnance précitée, aucune « trace » d’une éventuelle mise en accusation d’individus pour « pratique sans autorisation d’un culte autre que musulman ». Autant dire, une « invention » du parquet. Pis, s’interroge Me Khalfoun, « quelle est cette autorité, morale ou administrative, habilitée à délivrer une autorisation pour pratiquer telle ou telle religion ? » Tout en réclamant l’acquittement de sa cliente, l’avocate de la défense en appelle au respect de la Constitution qui garantit à toute personne le droit à la liberté de la pensée, de la conscience et de la religion. L’avocat de la partie civile (la direction des affaires religieuses de la wilaya de Tiaret dont est originaire l’actuel ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Abdallah Ghlamallah, Ndlr) se contentera de déclarer au tribunal que les tentations d’évangélisation représentent une « menace pour la sécurité nationale ». Rappelons que récemment, le ministre des Affaires religieuses a nié toute « persécution » à l’encontre des convertis au christianisme et a déclaré, suite notamment aux pressions de la communauté internationale, que l’Etat algérien ciblait uniquement les «sectes ». Mardi prochain, six autres membres de la communauté chrétienne de Tiaret seront jugés par le même tribunal pour prosélytisme. Le verdict du « procès Habiba », qui ne manquera certainement pas de faire des remous, sera connu le jour même.

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3 – El Watan (22/05/2008)

Me Khelloudja Khalfoun (avocate de Habiba Kouider) :

« Le procureur a agi selon des considérations privées, religieuses et sentimentales »

El Watan: Kouider Habiba est poursuivie en justice pour « pratique d’un culte non musulman sans autorisation ». Est-ce que la loi exige une autorisation pour pratiquer une religion autre que l’Islam ?

Me Khalfoun: Il n’y a aucun texte de loi qui conditionne la pratique d’un culte non musulman à une autorisation. Il n’y en a pas. Ce qui s’est passé hier devant le tribunal de Tiaret relève de l’hérésie juridique, parce que c’est une violation flagrante d’un très grand principe de droit qui dit qu’il n’y a pas de peine sans un texte de loi. Vous pouvez chercher dans le code pénal et dans l’ordonnance de 2006, vous ne trouverez aucune trace de ce texte de loi.

Donc si le tribunal de Tiaret condamne quand même Habiba pour ce chef d’accusation imaginaire, ce serait vraiment un précédent très grave. Le fait d’avoir en sa possession des livres religieux est-ce un délit ? Y a-t-il des textes de loi interdisant ce fait ?

Non ! Il n’y a aucune loi qui interdit aux gens d’avoir en leur possession des livres religieux. Il y a une disposition de l’ordonnance de 2006 qui interdit d’avoir en nombre des fascicules et des livres et les distribuer en vue d’ébranler la foi des musulmans. Pour Habiba, on lui reproche de pratiquer un culte non musulman sans autorisation. Je vous le dis et je le répète, il n’y a aucun texte qui condamne cela. Au contraire, c’est un acte licite qui est garanti et protégé par la Constitution. La Constitution parle bien de la liberté de culte et la considère comme sacrée. La Constitution est le sommet de l’organigramme juridique algérien, donc émettre des jugements contraires à ce principe est une grave violation de la loi.

Habiba Kouider a-t-elle des chances de ne pas être condamnée mardi prochain ?

Je ne peux pas vous le dire. C’est selon le juge. Mais selon le droit, elle ne devrait pas être condamnée parce qu’il n’y a pas de dispositions de loi. Si elle est condamnée pour un acte licite, ce serait très grave. La loi ne condamne que pour des actes illicites. Pour qu’on puisse condamner quelqu’un devant un tribunal, il faut que l’acte qu’il commet soit cité dans le code pénal et qu’il soit condamnable par le code pénal.

Vous ne croyez pas qu’il y a eu une mal-interprétation de l’ordonnance de février 2006 ?

Ce n’est pas seulement une mal-interprétation. Le magistrat ou le procureur de la République n’a pas agi en fonction de la loi et uniquement de la loi, mais il a agi selon des considérations privées, religieuses, sentimentales et autres… que la loi lui interdit. En principe, c’est la loi de la République qui devrait être appliquée. Quand on est devant un tribunal, on n’est redevable que de la loi. On ne devrait pas être aveuglé par aucune sensibilité, qu’elle soit religieuse, politique ou autre.

Propos recueillis par Madjid Makedhi

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4- Le Figaro (28/05/2008)

La justice algérienne persécute encore les chrétiens

MAGHREB

Si le tribunal a demandé un complément d’enquête pour le procès d’une Algérienne accusée de prosélytisme, il a requis deux ans de prison contre six jeunes convertis.

De notre envoyé spécial à Tiaret : Arezki AÏT-LARBI

SOUS la pression de la presse francophone et des militants des droits de l’homme, mobilisés en faveur de Habiba Kouider, la justice a reculé. Malgré les trois ans de prison ferme requis le 20 mai par le procureur contre la jeune chrétienne, arrêtée fin mars en possession de bibles, le tribunal a ordonné « un complément d’information ». Cette décision mitigée permet à la justice de gagner du temps, faute d’une condamnation qui risquait de la discréditer. Hier, dans la salle d’audience correctionnelle du tribunal de Tiaret pleine à craquer, le climat était détendu.
Mais l’inquisition continue. Six Algériens convertis au christianisme ont comparu pour « distribution de tracts visant à ébranler la foi des musulmans ». Faute d’église, ils s’étaient réunis au domicile de l’un d’entre eux, pour prier clandestinement. À leur sortie, des policiers en civil les ont arrêtés avant de les présenter au parquet.
Face au juge, qui les interroge sans conviction, ils répondent sans détour. Rachid, locataire de l’appartement, est considéré par les autorités comme le prédicateur, le « cerveau » du groupe. Cet informaticien de 32 ans, marié et père d’un enfant, est un « récidiviste », déjà condamné pour « prosélytisme » à trois ans de prison par le tribunal d’Oran, et à deux ans par celui de Tissemsilt. Au juge qui lui demande « étiez-vous en train de prêcher ? », il répond : « nous sommes un groupe d’amis, nous débattions de notre foi chrétienne. »
K. Mohammed avait transporté Rachid dans sa voiture le jour de son interpellation. Lorsque le juge interroge cet opticien de 53 ans sur sa religion, il manque de s’étrangler en entendant la réponse : «C’est personnel, mais je suis musulman !» A cette même question, Abdelkader, soudeur de 32 ans, qui reconnaît avoir débattu de religion chez Rachid, répond sans complexe: «chrétienne!» Tout comme ses trois autres « complices», Chabane, pâtissier de 26 ans, Abdelhak, informaticien de 28ans, et Djalil, un vétérinaire quadragénaire.

“Délinquants religieux”

Lundi, le parquet général de Tiaret a ainsi justifié les poursuites : « Les inculpés s’adonnaient à des rites chrétiens et étaient en possession d’évangiles et de CD expliquant les préceptes de cette religion. » Hier, en présence d’une quinzaine de journalistes algériens et étrangers, la machine à condamner à tour de bras s’est grippée. Le procureur a tenté de jouer l’apaisement : « La liberté de culte est garantie. L’appartement où ils se réunissent est un lieu de culte clandestin. Quiconque veut pratiquer un autre culte que l’islam doit obtenir une autorisation officielle pour l’ouverture d’une église.» Et de requérir deux ans de prison ferme et 500 000 dinars (environ 5 000 euros). Lorsque Me Khlafoun, la courageuse avocate de la défense prend la parole, la salle l’écoute dans un silence… religieux. Au-delà du procès d’intention, les charges contre ces « délinquants religieux » sont bien maigres : un agenda, un carnet et un livre religieux. « Quels tracts ont-ils distribués ? Quels sont les musulmans dont ils auraient “ ébranlé la foi”? » s’interroge-t-elle. Textes de loi à l’appui, l’avocate soutient que « si l’autorisation concerne les lieux de culte, quelle autorité est habilitée à trancher le choix individuel d’un culte ? » Puis elle conclut : « Nous avons un pays en commun, mais chacun est libre de sa religion. Trop de sang a coulé dans ce pays. Tirons les leçons du passé ! » Dans la salle, fusent des applaudissements, vite étouffés par le service d’ordre. Verdict le 3 juin.

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APPEL A LA TOLERANCE ET AU RESPECT DES LIBERTES

Posté par soslibertes le 12 avril 2009

 

 

Appel à la tolérance et au respect des libertés



Des journalistes condamnés à des peines de prison ferme et menacés d’incarcération.
Des syndicalistes licenciés pour avoir revendiqué des salaires décents.
Des chrétiens harcelés pour délit de prière.

Les signataires, vivement inquiets de cette escalade contre les libertés démocratiques,

expriment leur solidarité avec les journalistes libres, les syndicats autonomes et la communauté chrétienne d’Algérie, cibles de mesures aussi brutales qu’injustifiées ;

 réaffirment leur attachement à la liberté d’expression, au pluralisme syndical et à la liberté de conscience, synonyme du droit de chacun de pratiquer la religion de son choix, ou de ne pas pratiquer ;

 appellent à la tolérance et au respect des libertés et de la diversité, valeurs cardinales de toute société démocratique.

Alger, le 17 mars 2008.


Premiers signataires (par ordre alphabétique)

Abdennour Ali Yahia (président d’honneur LADDH), Rabah Abdellah (journaliste), Mehenna Abdeslam (maître de conférences), Hakim Addad (responsable associatif), Farida Aït Ferroukh (universitaire), Louisa Aït Hamou (universitaire), Arezki Aït-Larbi (journaliste), Sanhadja Akrouf (éducatrice, responsable d’association), Tewfik Allal (militant syndical et responsable associatif), Zoubir Allouche (avocat), Dalila Alloula (médecin), Soltane Ameur (chirurgien hospitalo-universitaire), Sakina Ammar-Khodja (avocate), Djamila Amzal (comédienne), Malika Baraka (cardiologue) – Yahia Belaskri (journaliste), Hocine Bellaloufi (journaliste), Ben Mohamed (poète), Chérif Benbouriche (responsable associatif), Djilali Bencheïkh (écrivain), Hocine Benhamza (écrivain), Malika Benidir (avocate), Djamel Benmerad (journaliste écrivain), Djamel Benramdane (journaliste), Ali Bensaâd (universitaire), Nacéra Benseddik (archéologue), Fouad Boughanem (journaliste-éditeur), Yvonne Bounif-Lagadec (retraitée), Smaïl Boussalah (avocat), Mustapha Bouhadef (universitaire, ancien député), Saïd Chemakh (enseignant de linguistique berbère), Jeanine Caraguel (universitaire), Salem Chaker (professeur des universités), Farid Cherbal (universitaire, syndicaliste), Hamid Chikdène (avocat), Ahmed Chikaoui (avocat), Fanny Colonna (directrice de recherche émérite au CNRS), Vincent Colonna (écrivain), Ahmed Dahmani (universitaire), Mohand Dahmous (ingénieur), Ali Dilem (caricaturiste), Daho Djerbal (universitaire), Malika Domrane (artiste), Saïd Doumane (universitaire), Ihsen El Kadi (journaliste), Abdelkrim Elaïdi (universitaire), Barkahoum Ferhati (chercheur), Amel Feve (employée),Tewfik Guerroudj (architecte), Mohammed Hachemaoui (universitaire), Nacer Haddad (juriste), Smaïl Hadj Ali (enseignant chercheur), Leïla Hadj Arab (avocate), Bachir Hadjadj (écrivain), Sofiane Hadjadj (éditeur), Saïd Hamdani (docteur en médecine), Mohamed Harbi (historien), Selma Hellal (éditeur), Hichem (le Hic caricaturiste), Hacène Hirèche (universitaire), Mohammed Iouanoughène (journaliste), Boudjemâa Karèche (ancien directeur cinémathèque d’Alger), Ali Kati (expert comptable), Khelloudja Khalfoun (avocate), Saïd Khellil (pharmacien biologiste) Liazid Khodja (cinéaste), Slimane Laouari (journaliste), Jean-Pierre Lledo (cinéaste), Ramdane Lasheb (archéologue), Fériel Lalami (politologue), Mahmoud Mamart (journaliste), Mohamed-Larbi Marhoum (architecte), Dahmane Marouf (médecin réanimateur), Malika Matoub (présidente Fondation Matoub Lounès), Adlène Meddi (journaliste, auteur), Faïka Medjahed (chirurgien dentiste), Ferhat Mehenni (artiste), Sahra Mekboul (universitaire), M’barek Menad (cinéaste, comédien), Farida Mesbahi Aïche (avocate), Rachid Messaoudi (médecin allergologue), Fayçal Métaoui (journaliste), Arezki Metref (journaliste, écrivain), Ali Mouzaoui (cinéaste), Amrane Naït Ali (avocat), Mouhoub Naït Maouche (ex-membre de l’ALN), Kamel Naït Zerrad (universitaire), Boussad Ouadi (éditeur, libraire), Aomar Ouali (journaliste), Hacen Ouali (journaliste), Hadjira Oubachir (poétesse, comédienne), Ali Oubouzar (ex-officier de l’ALN), Lila Oubouzar (universitaire, architecte), Idir Ounoughen (chirurgien dentiste), Arezki Ounoughene, (médecin urologue), Méziane Ourad (journaliste), Fatima Oussedik (sociologue), Nouredine Saâdi (universitaire, écrivain), Nadjib Sadek (avocat), Boualem Sansal (écrivain), Sid Ahmed Semiane (SAS), journaliste, Hamid Skif (écrivain), Rezika Slimani (avocate), Hassan Remaoun (universitaire), Wassila Tamzali (ex-directrice à l’Unesco, essayiste), Belkacem Tatem (metteur en scène et comédien), Yassine Temlali (journaliste), Kamel Yahiaoui (artiste plasticien), Hassina Yahiatène (avocate), Dalila Zekal (présidente d’association), Hassane Zerrouki (journaliste), Ghania Zidane Rezzouk (secrétaire).

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Messages de solidarité de France et du Maghreb

René Gallissot (professeur émérite, Université de Paris 8), Camille Lacoste-Dujardin (ethnologue, directrice de recherche honoraire au CNRS), Olivier Le Cour Grandmaison (universitaire), Gilles Manceron (historien), Gilbert Meynier (historien, Professeur émérite à l’Université de Nancy 2), Benjamin Stora (historien, professeur des universités), Omar Carlier (historien), Nabile Farès (psychanalyste, écrivain), Jacques Fath (responsable des relations internationales du PCF, France), Khémaïs Chammari (expert consultant; ancien dirigeant de la LTDH, IADH, FIDH, SIDH ; ancien député ; Tunisie), Bechir Hamdi (UGTT, Tunisie ), Henrik H. Kroner (Secretary General European Movement International, Brussels, Belgique), Ali Lotfi (secrétaire général Organisation démocratique du travail Maroc), Pierre Mansat (adjoint PCF au maire de Paris), Christian Delarue (Secrétaire national du MRAP, Membre du CA d’ ATTAC, France), Arielle DENIS (coprésidente Mouvement de la paix, France), Omar Goumna (secrétaire général du Syndicat indépendant des infirmiers, Maroc), Abdelkader Zitouni (coordinateur du Parti Tunisie Verte), Fabien Abitbol (journaliste), Françoise Aguesse (France), Pierre Aïach (sociologue), Brigitte Allal (professeure de lettres), Marie Annick (France), Marie-Madeleine et Michel Anquetil (France), Hakim Arif (journaliste, Casablanca, Maroc), Françoise Arnaud (décoratrice de cinéma), Etienne Balibar (philosophe), Boi Wosso Banigouda (étudiant), Nathalie Barsacq (Formatrice), Yadh Ben Achour (universitaire, ancien Doyen de la faculté des sciences juridiques, Tunisie), Tarek Ben Hiba (conseiller régional Ile-de-France), Fethi Benslama (professeur de psychopathologie Paris VII), Raja Ben Slama (universitaire tunisienne, rédactrice en chef du site Alawan), Vicky Berardi (journaliste, Grasse France), Fabrice Blaudin De The (enseignant – auteur du livre « L’Etoile algérienne », France), Chantal Bohl (retraitée, Grasse France), Christian Borg (retraité, militant antifasciste), Alima Boumediene-Thiery (Sénatrice – les Verts, France), Didier Bourg (journaliste), Philippe Brunier-Zsigray (infirmier, Villeneuve La Garenne, France), Maurice Carrel (militant laïque, Grenoble), Mme Catusse (conseillère ANPE à Riom, France), Sophia Ceneda (chercheuse associée à Londres, UK, ancienne résidente en Algérie), Georges-Henri Clopeau (professeur retraité, St Gildas de Rhuys, France), Marie Agnès Combesque (Ligue des droits de l’Homme, France), Pierre Cours-Salies (professeur, université Paris 8), Max Biro “Babel” (retraitée, militante des droits de l’homme et des libertés d’expression, France), Mariano Bona (membre de l’association Algérie au cœur, Grenoble), Marie-Ange Born (France), Hélène Bouchebouba (St Pargoire, France), Driss Boularas (universitaire), AM-Augustina Bourelly (psychanalyste, Paris 10, France), Didier Brisebourg (militant altermondialiste, France), Joseph et Elisabeth Brossea (Montélimar en Drôme, France), Nadia Chaaban (formatrice et responsable associative, France, Tunisie), Isabelle Chaux (France), Michel Cahen (chercheur CNRS et syndicaliste CGT, France), Marylène Cahouet (syndicaliste, France), Colette Campagne (La Poste, Agen, France), Suzy Candido (Toulouse, France), Chloé Caulliez (France), Mouhieddine Cherbib (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des 2 Rives FTCR), Patrick Chemla (psychiatre et psychanalyste, Reims, France), Alice Cherki (psychiatre, psychanalyste, essayiste, France), Jean-François Chalot (président de l’UFAL 77, France), Larbi Chouikha (universitaire, Tunisie), Guy Cirla (France), Jacques Clavier (France), Isabelle Cornet (enseignante), Annick Coupe (Union syndicale Solidaires, France), Paulette D. Martin (membre du GAIC, Groupe d’Amitié Islamo-Chrétienne, Montreuil/Bois, France), Djavad Dadsetan (cinéaste), Christine Dardalhon (comédienne), Vincent Deplano (artiste peintre, Grasse), Gilles Domenget (coopérant), Jean Domon (Pasteur, France), Arlette Welty-Domon (écrivain), Lambert Dousson (doctorant, ATER en philosophie, Nanterre, France), Michel Dréan (aumônier de Centre Pénitentiaire 56530 Gestel, France), Anne-Marie Dubois (ingénieur, Nice), Bernice Dubois (féministe, animatrice de stages, France), Elizabeth Dubois (pharmacienne et sympathisante ASLA, France), Geneviève Dermenjian (maître de conférences), Angèle De Rosso (fonctionnaire territoriale, syndicaliste, Grasse), Ouardia Derriche (ex-vice-présidente de la Ligue des droits de l’Homme belge francophone – Bruxelles), Catherine Deudon (Photographe, Paris), Marie-France Desbruyeres (militante associative), Annie Dreuille (militante associative Toulouse), Gérard Eizenberg (traducteur, consultant, Paris), Alexandre Faulx-Briole (consultant), Nathalie Fessol (RESF en Belgique), Sophie François (chargée de communication à l’Université libre de Bruxelles, Belgique), Daniel Gall (ingénieur, Chatou, France), Marc Garanger (photographe), Michel Garin (journaliste), Lise Garon (professeur à l’université Laval, Québec, Canada), Dominique Gentil (militant associatif, France), Jean-Pierre Gilles (France), Marie-Odile Godard (université de Picardie, France), André Gomard (France), B. Grande (militant Syndicaliste CGT, défenseur syndical aux Prud’hommes de l’UL, CGT de Trappes, France), Guillemette Grobon (metteure en scène, Lyon , France), Jany Guillaud (citoyenne, France), Marie-Chantal Guzman (assistante de production, Grasse France), Lotfi Hajji (journaliste, Tunisie), Catherine Haller (responsable de programmation / Cinéma Ecran de Saint-Denis, France), Jean Claude Haenel (enseignant, France), Matthieu Halgand (consultant en recrutement), Laila Hamili (chef de projet, journaliste, Maroc), Marie France Hau Rouchard (France), Françoise Hoffet (juriste retraitée), Suzannah Horowtz (journaliste), Didier Idjadi (professeur à l’université, élu vert), Rada Ivekovic (enseignante-chercheuse, France), Dr Hélène Jaffe (médecin, France), Yollande Jaouani (professeur), Nicole Jean (professeur honoraire, Villeneuve les Avignon), Josiane Joseph (prof de math retraitée, France), Pierre Joseph (prof de philo retraité, France), Françoise Kauser (journaliste, Lyon), Cherif Kastalli (agriculteur, Béja, Tunisie), Mounir Kchaou (universitaire, syndicaliste, Tunisie), Marc Khalfoune (auteur compositeur), Christiane Klapisch-Zuber (historienne, France), Paulin Kuanzambi (cameraman, réfugié angolais au Maroc), François de La Borde (ingénieur retraité, France), Véronique Ladeuil (éducatrice spécialisée, France), Jean-Louis Lafranque (France), Jean-Paul Lajarrige (militant syndical préretraité, Echirolles, France), Maurice Latapie (formateur, Fontenay sous bois, France), Anne-Marie Le Gall (retraitée, France), Gérard Lehmann (professeur de lettres, France), Jeanine Le Roux (militante féministe, Paris, France), Valériane Leroy (médecin, DR Inserm, Université Victor Segalen, Bordeaux 2), Michèle Loup (Conseillère régionale Ile De France, Groupe les Verts, France), Barbara Loyer (Institut Français de Géopolitique, Université Paris 8, France), Karine Lucazeau (employée de librairie), Françoise Maquin (Grange, France), Dr Daniel Marchac (médecin, Paris, France), Marie Marin (Paris, France), Malka Markovich (historienne), Eliane Martel (France), Serge Marty (France), Pascale Mathiot (employée municipale, militante associative, Grasse France), Suzanne Mazella (psychologue en retraite), Simon Mazurelle (journaliste), Dominique Mégret (France), Marie-Pierre Mellis (France), Karim Menardo (postier, Grasse, France), Pierre Michard (retraité du Livre, syndicaliste CGT, France), Jean-Jacques Michot (préparateur en pharmacie, Grasse France), Gérad Micolod (France), Edmond Migliaccio (Conseiller Principal d’Education en retraite), Juliette Minces (écrivaine), Jacques Morel ( In ESS, Strasbourg), Albert Mosca (France), Marie-Geneviève Mounier (France), Stéphanie Muller (Zyryab Productions, manager, France), Cyprien Ndambindoki (expert champs écoles paysannes, Programme spécial de sécurité alimentaire, FAO Angola), Anna Ollivier (Syndicat Solidaires Retraités, Orangis, France), Paul Oriol (Versailles, France), Lucile Patrick-Sauzet (professeur de linguistique occitane, Toulouse), Charline Perrin (assistante sociale), Geneviève Petauton (militante pour l’égalité des droits, France), Monique Piet-Biro (retraitée, militante des droits de l’homme et des libertés d’expression, France), José Pinto (syndicaliste, France), Jean Piot (Syndicat Solidaires Retraités, Orangis, France), Antoine Poirier (cadre bancaire – France), Mireille Popelin (enseignante retraitée, France), Henri Pouillot (militant antiraciste), Garance Repoux (Genève, Suisse), José Reynès (réalisateur), Raymond Richa (ingénieur), Michèle Rodary (Ageilhan, France), Nicole Roger (retraitée de l’Education nationale, France), Thérèse Rolin (secrétaire comptable), Khadija Rouissi (présidente Association Bayt Al Hikma, Maroc), Délara Saberan-Djoneidi (enseignant-chercheur, France), Yves Sabourdy (universitaire, France), Denise St-Pierre (directrice de l’Escale de l’Estrie, Québec, Canada), Bakary Sambe (chercheur), Bernadette Ségoin (enseignante), Jean-Pierre Segoin (enseignant), Claude Sixou (ingénieur retraité), Marc Khalfoune (auteur compositeur), Schmid (conseillère régionale Ile-de-France, France), Thérèse Spector (Paris, France), Pierre Stambul (professeur, Marseille), Nadia Tazi (philosophe, France, Maroc), Stéphane Valter (maître de conférences, université du Havre), Dominique Venturini (enseignante La Gravière 84160 Lourmarin France), Didier Vanhoutte (journaliste, rédacteur en chef), Patrick Vassalo (conseiller municipal délégué de Saint-Denis, France), Simone Vermot (CGT espagnole), Monique Vidal (retraitée, France), Marie-Françoise Villette (directrice de centre social, Toulon), Pierre Vinche (photographe retraité, France), Mohammed Chaouki Zine (philosophe, France, Maroc).

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Signataires (liste 2)

Abdelkrim Amar (rédacteur en chef), Agawa Aksil (journaliste, formateur), Aït Aïder Aomar (universitaire, écrivain), Aït Mohamed Madjid (cadre retraité), Aït Saïdi Ahcène (journaliste, écrivain), Akkar Nadia (conseiller communautaire), Amarouche Nassima (biologiste), Ambes Ali (enseignant), Amir Nabila (journaliste), Amirouche Nacer (universitaire), Ayyoub Habib (écrivain), Azamoum Saïd (enseignant universitaire), Azem Hocine (vice-président CMA/Algérie), Bekkat Amina (universitaire), Bekkat Nadir (avocat), Belhimeur Mahmoud (journaliste), Bellahsène Amar (étudiant), Bouaricha Nadjia (journaliste), Bouchek Saliha (correctrice), Boudraâ Chahrazade (PES correspondante de presse), Boufroura Smaïl (maître de conférences), Boumendil Arezki (journaliste, ancien député), Bourslya Ferhat (chimiste), Boussaïd Fatima (chargée de programme), Boutadjine Mustapaha (artiste peintre), Bouzeghrane Nadjia (journaliste), Chentouf Moulay (militant MDS), Djebar Fouad (étudiant au Canada), Djermoune Nadir (architecte, universitaire), Faïssal Aziz (photographe), Ferrah Md Arezki (architecte à Montréal), Fouila Yasmine (ingénieur), Gacemi Baya (journaliste), Gasmi Hamid (ingénieur), Ghris Mohamed (auteur, journaliste indépendant), Graïne Larbi (journaliste), Gribi Mustapha (retraité), Guerfi Azeddine (éditeur), Hachid Mourad (journaliste), Hachoud Kaci (citoyen, militant politique), Haddar Yazid (psychologue), Hadjadji Tayeb, Hadjarab Mustapha (journaliste en France), Hakkar Abderahmane (journaliste à Paris), Hamel Tewfik (doctorant en sciences politiques université), Hannoun Salah (avocat), Kacer Saïd (journaliste, écrivain), Kahla Chebal Anissa (libraire, enseignante), Kahla Saïd (médecin, artiste peintre), Kebaïli Akli (universitaire), Kenzari Touhami (journaliste à Lyon), Lahdir Chérif (journaliste), Lebkiri Moussa (auteur, comédien), Mahdid Brahim (étudiant), Makedi Madjid (journaliste), Medani Moussa (cadre d’entreprise), Medjahed Fayçal (journaliste), Medjamia Miloud (consultant), Mekfouldji Abdelkrim (enseignant à la retraite, journaliste), Missoum Boumediene (membre du Comité de soutien pour la liberté de la presse en Algérie), Oussadi Salem (architecte à Montréal), Ramdani Abdelkader (chef d’entreprise), Remi Yacine (journaliste), Rezagui Rachid (poète), Saâdallah Abdelkader (Dr en géologie, consultant), Sahki Abdellah (enseignant), Slimani Samia (architecte), Tlemçani Salima (journaliste), Yefsah Karima (universitaire), Yessad Mustapha (citoyen), Zobiri Oussama (agent commercial), Nadir Hammou (étudiant).

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Signataires (liste 3)

Aïn Séba Nagette (universitaire), Aissani Laaziz (enseignant, PES), Aït Abdelmalek Baya (étudiante), Aït Ali Belkacem Salem (comédien), Aït Hammouda Tahar (psychiatre), Aït-Larbi Ahmed (directeur d’école retraité), Allalou Mohamed Ali (animateur radio), Alloul Bélaid (universitaire), Amalou Ahcène (universitaire), Amari Kamel (enseignant, syndicaliste Cnapest) ; Améziane Amar (étudiant chercheur, Paris), Amri Sofiane (étudiant, France), Amzal Tassadit (représentante commerciale, Paris), Aouar Samir (ingénieur), Aoues Younès (enseignant chercheur, Polytechnique Clermont Ferrand, France), Assam Yahia (journaliste), At Brahim Nora (artiste, chanteuse), Baba-Ahmed Rafik (chercheur), Bachir-Chérif Amar (éducateur spécialisé), Bénali Taleb (retraité Education nationale), Bengraïne Karim (coordinateur programmes humanitaires, Chicago, USA), Benmesbah Djaffar (journaliste, artiste peintre) ; Berrichi Boussad (universitaire et journaliste Québec/Paris), Bessaou Hamid (ingénieur), Bouaddou Youcef (professeur d’anglais), Bouaich Boussad (étudiant chercheur, Inalco, Paris), Boukir Salma (adjointe DRH, Paris), Boulaloua Sid-Ali (écrivain, journaliste), Chalal Mohand (universitaire), Cherat Sami (militant associatif), Chérifi Karma (financière), Chiboune Lyes (médecin), Djadoun Amar (universitaire, syndicaliste), Fettache Said (économiste), Gouali Aziz (traducteur, interprète), Guerfi Mazigh (réalisateur), Gueritli Boualem (réalisateur), Hachelaf Azzouz (architecte-artiste, Lyon), Hamadouche Ouarda (doctorante, Pars VI), Hamat Salim (étudiant), Hareb Moussa (commerçant), Hihi Abdelhamid (médecin), Hihi-Rueff Evelyne (médecin), Houssin Mourad Salim (psychologue), Ifticen Saadedine (directeur général), Khaled Amine (universitaire), Lakher Foudil (universitaire), Laldji Said (universitaire, Canada), Maazouzi Djemaa (universitaire) , Mansouri Farouk (consultant, militant associatif, Paris), Meksem Ahcène (promoteur), Messaoudène Chérif (animateur culturel), Mezaache Anissa, Ouferhat Mourad (encadrant technique), Rahal-Sidhoum Saida (économiste, anthropologue), Sadeg Said (médecin), Sadki Slim (journaliste), Saidani Smail (expert, ancien député), Sayad Ali (anthropologue), Sebbar Leïla (écrivaine), Silem Ali (artiste peintre), Tahar Youcef (journaliste), Talbi Chérifa (médecin), Talbi Salah (PES), Tibourtine Omar (médecin, Paris), Yessad Lyazid (citoyen), Zizi Redouane (journaliste), Zobiri Rym (étudiante).

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Signataires (liste 4)

Abdellahoui Mohamed (maître de conférences), Abderezzak Adel (universitaire), Achab Ramdane (enseignant), Agharmiw Mohand (artiste, informaticien), Aissat Chérif (informaticien), Aissat Kamel (universitaire), Aït Abdelmalek Naïma (journaliste, étudiante), Aït Abdelmalek Tahar (étudiant), Aït Hamou Arezki (ex DG d’entreprise en retraire), Aït Hamouda Ali, Aït Khira Mouloud (commerçant), Aït Mokrane Mourad (chômeur), Akli Halim (membre Bureau laïque international), Ali-Rachedi Abdeslam (professeur de médecine à la retraite), Amara Fatiha (cadre en informatique), Aouli Boudjema (médecin ORL), Arab Omar (cadre supérieur transport aérien), Atmani Fazia (assistante commerciale), Azma Jugurtha, Baba Md Tahar (TS agronome), Belhimeur Mouloud (DESS Polytechnique Montréal), Benabi Hamid(universitaire), Benamara Kader (économiste), Bendjelid Abed (universitaire), Benredouane Rachid (consultant), Benseba Djamel (économiste, ancien secrétaire international du FFS), Blidia Ahmed (économiste), Bouakkaz Farid (docteur en médecine), Bouchama Farid (universitaire, sciences politiques et théologie), Bouchebah Mustapaha (ingénieur), Bouheraoua Ali (universitaire), Chami Sandra (étudiante), Cherkit Idir (chômeur), Dahmane Ali (consultant), Dahmani Saïd (historien, muséologue), Dali Kamel (chirurgien), Debboub Mouloud (militant associatif), Derais Bachir (cinéaste), Djaffar Salim (journaliste), Djahnine Habiba (réalisatrice), Djaïder Bachir (universitaire), Djouab Amar (chirurgien orthopédiste), Djouder Idir (chef d’entreprise, militant associatif), Dourari Abderrazak (universitaire), Godard Leïla (enseignante), Guermouche Belkacem (étudiant), Habitouche Mekki (cadre), Hachache Mouloud (salarié), Hadj Slimane Brahim (journaliste), Hadjam Chahrazed (correspondante de presse), Hamdad Ahmed (universitaire), Hammadou Ghania (journaliste, écrivain), Hannoun Arezki (cadre retraité), Ifticène Mohamed (cinéaste), Irid Nacer (ingénieur), Izarouken Md Arab (consultant), Kaced Said (écrivain et journaliste), Kadri Youcef (directeur d’école), Kali Mohamed (journaliste, écrivain), Kechidi Nouredine (médecin allergologue), Kechidi Zohra (médecin radiologue), Kesri Rachid (enseignant), Khalfalah Abdelaziz (ancien député), Kouidri Saadeddine (militant MDS), Lachichi Md Chérif (journaliste), Lallali (Yahia-Cherif) Nadia (universitaire et écrivaine), Lamriben Hocine (journaliste), Lamriben Mourad (médecin anesthésiste), Lebkiri Moussa (auteur, comédien), Luste Boulbina Seloua (philosophe), Maazouzi Djemaa (enseignante), Madi Karim (employé de bureau), Mammeri Ryad (journaliste), Matallah Saliha (éducatrice), Mazari Abderrahamne (commissaire aux comptes), Médjani Ahmed (lycéen) Medjkouh Méziane (opérateur économique), Médjoubi Brahim (contrôleur de gestion), Mezhoud Nacer (écrivain dramatique, chômeur), Mokhtari Amine (doctorant en informatique), Mokhtari Mohand (ingénieur), Nacer Lynda journaliste), Ogba Abdelkader (retraité),Ouali Djaffar (militant LADDH), Ouferhat Mahieddine (formateur), Oulladj Ahmed (docteur en médecine), Pagès Alexis (professeur de psychologie), Pagès Delalou Ouarda (assistante sociale), Pagès Naïma (économiste), Rabah Rabah (universitaire), Rabahi Mabrouk (universitaire), Rahmoun Aïssa (avocat), Rahmouni Agharmiw Naima (universitaire), Rebah Lamia (étudiante en architecture), Rédaoui Mohand (journaliste), Rezki Rabah (retraité, ancien syndicaliste), Sadek Fodil (universitaire), Sadi Brahim (romancier, universitaire), Saibi Mohamed (enseignant), Seddik Yacine (informaticien, chargé de communication), Sitouah Ali (ingénieur consultant), Souami Kamel (journaliste), Taleb Ahcène (enseignant), Taleb el Ibrahimi Khawla (universitaire), Teffah Mustapaha (responsable syndical), Tiab Djamel (chef d’entreprise), Tilikète Kandil Malika (avocate), Touati Mohand (étudiant), Yacoub Boussad (universitaire), Yahiaoui Dahmane (ingénieur), Zighem Abdelkader (journaliste), Zouaghi Abbas (enseignant), Zouaoui Nassim (universitaire).

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Signataires (liste 5)

Abassen Massi (peintre en bâtiment, France), Abchiche Anissa (assistante de directionLuxembourg), Abderrazak Larbi Chérif (journaliste BRTV), Abed Karim, Adouane Abdenour (TS en bâtiment), Ahnoudj Ali, Aïbi Chafika (assistante sociale), Aimène Abderrahmane (informaticien), Aït Arab Abderrahmane (chômeur), Aït Mekourta Ahcène (ingénieur, Montréal), Ait Ramdane Luiza (fonctionnaire), Alimi Noureddine (technicien organisations et process, la Poste), Allouche Lynda (étudiante, Sorbonne Paris), Ameyar Hafida (journaliste), Amzal Rachid (fellah), Aourane Boualem (informaticien),Arhab Ahmed (technicien), Arhab Ali (directeur), Arhab Arezki (écologiste), Arhab Hassen (artiste), Arhab Massinissa (étudiant), Arhab Toufik (plombier), Azzouz Lotfi (défenseur des droits humains), Babadji Messaoud (universitaire), Bachtarzi Md Améziane (SG Fondation Matoub Lounès), Belhouari Karim (commerçant), Belmadi Mohamed (PES), Benbernou Dalila, Benhamza Karima (universitaire), Benkhellat Hocine (agent immobilier), Bennai Siham (journaliste), Benslama Malek (universitaire), Benyahia Abdennour, (militant), Benzohra Azeddine, Blidi Maachou (journaliste), Bouagache Massi, Bouaich Abderrahim, Boualili Ahmed (universitaire), Boudiaf El Hadja (universitaire retraitée), Bougarche Ahmed (universitaire, Californie), Bouhammam Arezki (juriste), Boukhelifa Zahir (journaliste), Boukhtouche Salah (Fondation Matoub Lounès), Boulahia Ali (fellah), Boulahia Mohamed (journaliser), Boulaich Mohamed (professeur, secrétaire général du syndicat indépendant des professions de l’enseignement S.I.P.E), Boumali Nacer (fonctionnaire), Bourouiba Boualem (cadre SNTF à la retraite), Bourouiba Kenza (collégienne), Bourouiba Nabil (chef d’entreprise), Bouzid Boualem (universitaire), Chaambi Abdelaziz (travailleur social, Lyon, France), Chekchak Naïma (journaliste), Chikhi Djamila (politologue), Chiki Atra (travailleur social), Chilali Karim (architecte), Chouikhi Brahim (chômeur), Chouiki Aissa (fellah), Chouiki Mohamed (chômeur), Chouiki Youcef (commerçant), Collectif pour l’action et la solidarité sociale de Messaâdane (C.A.S.S), Dehl Mouloud (employé), DjemaIi Amédee (universitaire, enseignant chercheur), El Baz Ali (coordinateur ATMF), Farès Rachid (comédien), Ferroudj Abdelfatah (universitaire), Firad Laïd (directeur de collège retraité), Ghaoui Chafika (TSS en microbiologie alimentaire), Ghellab Smail (journaliste), Guennoun Karim (comptable), Guerfi Momo (éducateur arts dramatiques), Guerid Djamel (universitaire), Hadj Mohand Smaïl (cadre financier), Hadjam Zhor (journaliste), Hamadache Tahar (auteur et webmaster), Hamani Hocine (fellah), Hamidechi Sofiane (transporteur), Hammadache Mohamed (artiste peintre), Hammouda Tamime (ingénieur), Hamouti Hamza (étudiant), Hanifi Massinissa (étudiant en 5e année écologie/environnement), Hassani Rafik (député RCD), Idir Boualem (enseignant), Iftini Ramdane (producteur réalisateur), Igderzen Lounis (journaliste), Kadi Salem (étudiant), Kaouah Abdelmadjid (poète), Kedjar Mohand Akli (retraité), Kessal Salem (universitaire), Khaled Amine (universitaire), Kherfi Kamel (cadre aéronautique), Laïche Youcef (journaliste algérien à Paris), Lainceur Zoubir (ancien député), Lamri Sophia (socio-historienne Paris VIII), Larab Saleha (journaliste), Longuar Abdelkader (retraité du secteur public économique), M’barek Mohandi (retraité), Mahieddine Nabil (photographe), Mammeri Sofiane (Fondation Matoub Lounès), Mazari Youcef (fonctionnaire), Mezaache Amina (pharmacienne), Mokrani Amel (étudiante, Paris), Mokrani Taous, (pédiatre, Aix en Provence), Moussaoui Akli (ingénieur, France), Nafa Hassina (architecte), Nait Gaoua Ali (cadre secteur BTPH), Nebhi saïd (commerçant), Nekka Karima (chargée de communication), Oubouzar Ahmed (enseignant), Oubouzar Erika (universitaire retraitée), Oubouzar Nadia (médecin), Ould Ali Samir (journaliste), Ould Amara Abdelkrim (avocat), Oumana Abdelaziz (ex officier de l’ANP, St-cyrien), Rahmani Md El Hadi, Rahmani Nabil (professeur de lettres), Redjah Ali (chirurgien dentiste), Rouani Djamel (enseignant, syndicaliste chargé de l’organique du CLA), Rouani Fawzia (PES), Sadaoui Fahim (commerçant), Samai Salim, Samai Salim (enseignant), Saouli Hassina (médiatrice), Sebaa Hakim (employé administratif, Luxembourg), Sellam Belkacem (employé et ex correspondant de presse), Siari Tengour Ouarda (historienne), Sid Mohand Adel (citoyen), Souami Hachemi (journaliste, ancien député), Souissi Zoubir (journaliste), Taghlit Ali (cadre retraité),Triki Sandra (universitaire), Yacoub Lakhdar (cadre retraité), Yahia Arab (biologiste), Youba (artiste), Zouaghi Abbès (enseignant).

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Signataires (liste 6)

Abkouk Hocine (ingénieur, Canada), Aggoune Chérif (cinéaste), Ahmine Noureddine (avocat), Aïchoune Farid (journaliste), Aït Abdellah (cadre retraité), Aït Aider Hassni (enseignant), Aït Hamou Farida (universitaire), Aït Hamou Hassina (étudiante en droit, Saint Etienne, France), Aït Hamou Mansour (militant LCR, Lyon), Aït Zaï Nadia (avocate, universitaire), Ali-Ouelhadj Arab (docteur vétérinaire), Allab Farid (master en management, en chômage), Ammour Samia (étudiante, militante associative), Amrane Sofiane Eddine (soudeur), Aouli Amayas (étudiant EDHEC), Aouli Kahina (ingénieur), Aouli Smaïl (professeur), Baghdadi Si Mohamed (professeur), Belkacem Saïd (commerçant), Ben Abdelouahed Younès (étudiant), Bendjafer Samir (journaliste), Benfodda Abdelkader (militant associatif), Benslama Hnifa (universitaire), Benslama Lazrègue (universitaire), Harfouche Ali (universitaire), Benslimane Ryadh (étudiant), Benslimnane Mohamed (enseignant), Benzair Hocine, Bouaich Rahim (ex correspondant de presse), Bouaziz Rabah (moudjahid), Bouaziz Salma (moudjahida), Bouchama Mohamed (retraité), Bouchama Sakina (retraitée), Boudjema Roger Messaoud (enseignant), Bouguermouh Amar (fonctionnaire, militant démocrate), Boumediene-Thierry Alma (sénatrice Les Verts, France), Boumedjane Hocine (enseignant syndicaliste), Bounoua Nassim (chef d’entreprise), Cherifi Hassiba (universitaire), Cherifi Lakhdar (juriste), Chitour Fadéla (professeur de médecine), Dahmani Massinissa (universitaire), Dahmani Mouloud (ingénieur), Dissi Boubekeur (auteur), Djatit Mohamed (pompiste), Djerroud Hamza (employé), Gherbi Mourab (instituteur de français), Habba Md Fouzi (psychologue consultant), Hadj Hamani, Halli Ahcène (navigateur), Hamdani Belaid (écrivain), Hamlaou Md Larbi (consultant ressources humaines), Kebir Karim (journaliste), Kébir Saïd (journaliste, formateur dans l’éducation aux droits de l’homme), Khelladi Karima (PEF), Khelladi Md Sadek (élu APW), Khorsi Samia (journaliste), Khoudir Abdelfettah (médecin), Laggoune Malek (cinéaste), Mahiouz Azeddine (retraité), Mahmoudi Fouzia (enseignante), Mahmoudi Md Lamine (enseignant), Maktour Azedine (journaliste), Mazed Dahmane (universitaire, Pise, Italie), Mekrelouf Horya (présidente MRAP Marseille), Mesli Farouk (professeur université), Messaoud Omar (médecin), Missoum Sakina (architecte, Madrid), Mokraoui Hocine (enseignant universitaire, Ecole supérieure de commerce), Moussi Ahcène (économiste, président de l’association Migrants Canada), Moussoui Fouzia (doctorante, France), Nait Slimane Nabil (militant associatif), Ouahas Ouamar (neurochirurgien), Ouahioune Abdelkader Kamel, Oubouzar Yasmine (Data Management), Oucherif Md Chérif (ingénieur), Ouperpouche Mohamed (magister géologie), Outaleb Mohamed (plongeur), Radja Mathieu Zaida (sociologue), Rahim Salima (militante pour une Algérie démocratique), Rahmani Mohamed El Hadi (médecin pédiatre), Sadi Malha, Salhi Said (citoyen démocrate), Sidhoum-Rahal Djohar (étudiante), Tessa Ahmed (pédagogue), Touati Mohand (étudiant en Master, Paris), Youcef Rachid (enseignant), Zermoun Said (navigateur).

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Signataires (liste 7)

Aired Lyes (assistant administratif, chômeur), Aissati Lynda (technicienne en informatique), Aissati Yamina (enseignante retraitée), Ait Hamou Azouaw (médecin), Aït Ouaret Amine (étudiant, animateur associatif), Aksouh Djamila (animatrice), Aksouh Mourad (chef de service), Aksouh Nadia (directrice commerciale), Ali Bey Azwaw (étudiant), Alili Saliha (enseignante), Allaf Nadir (étudiant), Amar Khoudja El Hadi (universitaire), Amiar Abderhmane (étudiant), Amiar Fadhila (étudiante), Amiar Mohand (étudiant), Amirat Abdelhakim (étudiant), Amrani Kamel (étudiant), Annouz Hamid (étudiant), Aoudia Said (étudiant), Aouli Mohamed (retraité), Ayouz Nazim (étudiant), Ben Salem Achour (universitaire), Benali Arezki (enseignant), Benamer Soraya (étudiante), Benbernou Dalila (directrice commerciale), Bendjafer Samir (journaliste), Benkerrou Mohand (ingénieur), Bennour Samia (étudiante), Benslimane Mohamed, Beryane Malek(étudiant), Bouakiz Farid (docteur en médecine), Boubekeur Amghar (commerçant), Boukhemouch Zahir (expert foncier), Boukhouta Mohamed (enseignant, syndicat CLA), Boumghar Amar (universitaire), Bourahla Mohamed (syndicaliste), Bourahla Sonia (fonctionnaire), Chaalal Omar Mokhtar (poète écrivain), Chait Salim (étudiant syndicaliste), Chait Youba (étudiant), Chait Youcef (étudiant), Chaouchi Madjid (étudiant), Chaulet Claudine (professeur de sociologie en retraite), Chaulet Pierre (professeur de médecine en retraite), Cherbi Djamel (architecte), Cherbi Farida (universitaire, architecte), Cherif Amirouche (universitaire), Chouali Boualem (syndicaliste), Daoui Tahar (architecte), Dries Omar (syndicaliste), Fekrache Yougourta (étudiant), Fetissi Fateh(étudiant), Gani Mohamed (fonctionnaire), Gherbi Mourad (instituteur de français), Ghézali Améziane (enseignant à la retraite), Graine (artiste sculpteur, Allemagne), Hadjem Houria (médecin), Hadji Lyes (étudiant), Hamadi Samir(étudiant), Hamidi Koceyla (étudiant), Hamlaoui Aziz (syndicaliste), Hamou Ferhat (étudiant), Hamouchène Makhlouf, Hamri Mohand (étudiant), Harfouche Ali (universitaire), Hessam Djamila (étudiante), Isadi Lynda (étudiante), Isadi Rachid (étudiant), Kacimi Slimane (enseignant, syndicat CLA), Kaouane M’barek (responsable d’une agence de voyage), Kheradouche Idris (étudiant), Lakehal Mohamed (vétérinaire), Lateb Azeddine (étudiant), Lounis Merzouk (conseiller à l’orientation, syndicaliste), Lounnas Abdellah (militant, profession libérale), Mahmoudia M’henna (étudiant), Meddane Redouane (ingénieur en télécom), Mekdad Samir (étudiant), Meksem Salim (étudiant), Mellaz Mustapha (étudiant), Merabtène Mansour (psychiatre), Merghemi Djamel (sans fonction), Mokrane Mohamed (retraité), Mouffok Bélaïd (étudiant), Moussaoui Ferroudja (militante, universitaire), Naït Megdoud Takfarinas (étudiant), Naït Youcef Takfarinas (étudiant), Namaoui Mohamed (assistant parlementaire), Neffah Hocine (journaliste), Ouadahi Md Ouramdane (ergothérapeute), Ouaked Rezki (étudiant), Ouandlous Aziz (étudiant), Oubekkou Abdenour (étudiant), Ourafil Lounes (étudiant), Oussayef Nasser, Qasmi Mohand, Radji Soraya (éditrice), Rafil Merzouk (étudiant), Rahmoun Tilelli (artiste, Paris), Rakem Hayet (étudiante), Ramdane Cherif Khalef (étudiant), Rekis Akli (étudiant), Rezki Mokrane (étudiant), Romane Hamid (dentiste), Roula Mokhtar (retraité), Saf Belaïd (étudiant), Saheb Karim (étudiant), Sahraoui-Mostefai Fatiha (avocat à la cour d’Alger), Saidi Amar (étudiant), Saidj Mustapha (universitaire), Saidj Zohra (étudiante), Saidoun Yacine (universitaire), Salah Sofiane(étudiant), Salhi Md Brahim (universitaire, Tizi-Ouzou), Sebti Amirouche (universitaire), Si Youcef Moula (enseignant, syndicat Cnapest), Talbi Ghani(étudiant), Talem Mouloud (étudiant), Tarmoul Mohamed (fonctionnaire), Tighedine Méziane (étudiant), Timsiline Sonia (ingénieur), Toubi Khaled (étudiant), Toumi Said (fonctionnaire), Yefsah Smail (étudiant), Yessad Khellil (PES), Zeklal Sofiane (étudiant), Zerarga Fayçal (étudiant), Zoubiri Mohand (étudiant).

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Signataires (liste 8 )

Abdelaziz Chaambi (militant associatif, Lyon, France), Aït Abdellah Akli (journaliste), Aït Ahmed Sakina (universitaire, syndicaliste), Aït Maamar Malak, Allal Fella (juriste en droits de l’homme et droit humanitaire), Amarouche Belkacem (Marseille), Ameur Mohand tayeb (géophysicien), Ancer Ahmed (journaliste), Atek Said (artiste plasticien), Azwaw Mohand (professeur, île de la Réunion), Azzoug Ahmed (architecte), Babès Leïla (sociologue, Algérie-France), Baziali (étudiant), Belaloui Lounès (retraité), Belhaddad Souad (journaliste, écrivain), Belkeddar Farouk (responsable associatif), Belkeddar farouk (responsable associatif), Ben Amara Hamid (étudiant), Benïssa Larbi Med (étudiant), Ben Yahia Zakia (étudiante), Benachour Mehdi (intervenant SLAM- Prestations scéniques/ Ateliers), Benakli Kamelia (étudiante), Benakli Tassadit (étudiante), Bencheikh Kamel (écrivain), Benyahia Kamel (Producteur), Berkani Damoh (ingénieur), Berkat Fairouz (étudiante), Bouaich Seid (chômeur), Bouaziz Ali (écrivain), Bouchaala Ahmed (réalisateur), Boudoumi Mohamed (retraité), Bouguedoura Karim (étudiant), Boulaloua Sid Ali (écrivain, journaliste), Boumazouna Benyoucef (cadre commercial international, Londres), Boutrid Mohand Larbi (architecte), Bouzeria Said (étudiant), Brahimi Fatma (ex membre de l’ALN), Chaabane Nadia (formatrice et responsable associative, France), Chaari Fethia (traductrice), Chemloul Ahmed (étudiant), Chemrouk Chabane (universitaire), Chioua Seif (étudiant), Dial Hocine (étudiant), Djabali Moussa (étudiant), Djaoui Louisa (militante associative), Djaoui Mohand (militant associatif), Djenadi Mohand(étudiant), Djigouadi Roshd (auteur Réalisateur), Djilali Souméïa (agronome), Dridi Mohsen (militant associatif), Farès Nabile (psychanalyste), Ferchiche Nassima (doctorante sur la presse algérienne), Fernaï Cherif (professeur des universités, Lyon), Ferroukhi M’hamed (décorateur), Ferroukhi Salima (enseignante en retraite), Ghezal Boussad (étudiant), Ghoubali Mohamed (architecte), Ghouini Mohamed (ingénieur télécom Londres), Habet Riad (étudiant), Haddad Saïd, Hadj Kaddour Boumedine (universitaire), Hamou Amirouche (universitaire, California State University, San Marcos Californy, USA), Hanis Aomar (technicien en bâtiment), Hanis Arezki (étudiant, président d’un club culturel et sportif), Hayet Benramdane (ingénieur), Iatamanène Mourad (commerçant), Ighemmar Kamel, Ihadadene Abdenour (étudiant), Ingrachen Nourdine (étudiant), Karim Bey Smail (technicien en informatique, France), Karim Chaya (artiste), Kerfa Boubakeur (gérant entreprise de services), Kheddar Chérifa (présidente association ” djazairouna “), Khelil Leila (chercheur/cadre), Larbi Ahmed (étudiant), Louanchi Farid (éducateur sportif), Louanchi Mourad (monteur son), Mamart Arezki (journaliste, Paris), Marouf Fouzia (journaliste au mensuel Afrique magazine), Mekhnach Brahim, Messaoudi Samia (journaliste à Beur FM et Clara Magazine), Montassar Fayçal (syndicaliste, conducteur de taxi, Paris), Moula Abderrahmane (ingénieur), Oulhadj Hamid (salarié, France), Outouati toufik(étudiant), Rais Amina (étudiante), Rekai Youcef (mouvement associatif, étudiant), Sadek Abdeslem (étudiant), Sahed Sihem (éducatrice), Sairi Mohand (étudiant), Salah Amel (universitaire), Salmi Kheloudja(étudiante), Seddas Youcef (artiste), Senouci Bachir (universitaire), Sidhoum Naim (architecte), Slama Hassen (universitaire), Souag Abdelouahab (journaliste), Tabèche Brahim (concepteur), Tazi Nadia (philosophe, France), Tlili Amara (avocat), Yaker Ourida (directrice d’association), Zanaz Hamid (journaliste), Zanaz Karima (journaliste), Zegaoui Samia (médecin anesthésiste).

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Signataires (Liste 9)

Abbaci Kamel (étudiant), Abbad Said (étudiant), Abdellali Ouardia (étudiante), Abdouche Sarah (étudiante), Achouri Brahim (citoyen anti-hogra), Adjoudj Arezki (étudiant), Aigoun Chabane (universitaire), Ainas Aissa (étudiant en pharmacie), Ait Abdelmalek Farid (étudiant), Ait Ameur Hakim (étudiant), Ait Ammar Dihia (tudiante), Ait Mouloud Salah (universitaire), Ait Ouarab Huhinu (étudiant), Ait Yahia Mohand Ouali (universitaire), Alibay Azwaw (étudiant), Aliche Madjid (fonctionnaire), Aloui Massinissa (étudiant en médecine), Amiar Amokrane (étudiant), Ammi Kamel (étudiant), Amrani Said (étudiant), Aouaghzene Djebar (étudiant), Atmaniou Zinedine (étudiant), Azzedine Mouloud (étudiant), Baba Ahmed Renate (femme au foyer), Bacha Amar (fonctionnaire), Barça Mohamed Fathi (ingénieur d’Etat / Process Engineer Groupement Sonatrach/SinopecS), Bazi Ali (étudiant), Bechiri Mohand (étudiant), Belhalet Menad (étudiant), Bellil Med Ouamar (étudiant), Benamer Sorraya (étudiante), Benchabane Hadjira (étudiante), Benidir Zahia (étudiante), Benkortbi Meriem (designer bijoux), Bennabi Drifa (étudiante), Bennabi Zohra (étudiante), Bennamara Saida (étudiante), Bensisaid Jugurtha (étudiant), Berini Amar (étudiant), Berkal Mohamed (universitaire), Berkane Zahir (étudiant en pharmacie), Berrabah Améziane (étudiant), Bouaziz Ali (écrivain, Allemagne), Boucetta Aghiles (étudiant), Bouchakel Youba (étudiant), Boudjemaa Salem (fonctionnaire), Bouhna Karima (étudiante), Boukhelf Ahmed (étudiant), Bousnadji Ramdane (étudiant), Brahimi Amar (étudiant), Brahimi Moukhtar (étudiant), Chebini Karim (étudiant), Cherfouh El Hadi (universitaire), Chibane Mourad (étudiant), Chikdene Mustapha (étudiant), Chwal Karim (étudiant), Dahmane Sofiane (étudiant), Dannane Massinissa (étudiant), Djaoud Arezki (ingénieur), Djaouti Aghiles (étudiant), Djenni Boudjemaa (étudiante), Djihel Mohamed (étudiant), Ferhati Ahcene (étudiant), Foukh Yacine (étudiant), Garin Armand (retraité, Annaba), Gerroua Ouamar (étudiant), Guenounel Louiza (étudiante), Hacène Said (étudiant en écologie), Hadj Kaci Amar (universitaire), Hadjar Mennad (étudiant), Hafiz-Khodja Issam (économiste), Halouan Toudert (étudiant), Hamad Hamid (urbaniste), Hamadi Samir (étudiant), Hamdaoui Hakim (étudiant), Hamizi Mohamed (universitaire), Hamladj Moustapha (étudiant), Hammami Ahmed (commerçant), Hamoum Rezki (enseignant), Hamzi Lounes (étudiant), Hany Karim (étudiant), Hocine Ahmed (avocat), Houali Karim (universitaire), Iguerbouchene Abdellah (étudiant), Ismiguawa Fadhila (étudiante), Kacer Nourdine (étudiant), Kacer Nourdine (étudiant), Kacer Nourdine (étudiant), Kahil Razika (étudiante), Kahoul Samira (restauratrice d’objets d’art), Kardache Ramdane (universitaire), Kays Djilali (photographe), Kerchit Ali (représentant en Aéronautique, société américaine), Kheddach Hakim (étudiant), Kheiar Yahia (étudiant), Kheraz Said (étudiant), Khorsi Boudjemaa (universitaire), Lachi Faycal (étudiant), Larabi Moussa (étudiant), Larbi Nadjah (anthropologue), Laribi Ghanem (LandscapeArchitect), Louardani Mourad (étudiant), Lounadi Elghani (étudiant), Louni Hamid (universitaire), Lounis Said (étudiant), Madani Latifa (responsable association culturelle, Grasse, France), Makhlouf Sabrina (étudiante), Mammar Dihia (étudiante), Mamou Boussad (étudiant), Marek Mouhand Arezki (étudiant), Medjnoun Achour (étudiant), Mehdi Selma (étudiante), Mellak Nadjib (ancien cadre), Menai Mourad (étudiant), Menardo Karim (postier, Grasse, France), Mezdad Samir (étudiant), Mézine Hadjila (étudiant), Mézine Said (TS en sport spécialité football), Ali Cherif Rabah (éducateur physique et sportif ), Mihoubi Lyes (étudiant), Mimouni Nacira (anesthésiste), Mohand Lakhdar (étudiant), Morsli Hacene (étudiant), Moussaihi Boukhalfa (éudiant), Moustefa Hacene (fonctionnaire), Mouzarine Djouher (étudiante), Nait Abderrahmane Siham (étudiante), Nait chaabane Takfarines (étudiant), Nedaf Nassim (étudiant), Nedaf Redouane (étudiant), Nemmouche Ali (architecte), Nessark Nawel (étudiante), Ouaghzene Ferhat (étudiant), Ouarem Hacen (étudiant), Oubouzar Fella, Ouhnia Farida (étudiant), Oukhlifa Azzedine (étudiant), Ould Bahir Hakim (étudiant), Rabdi Samir (étudiant), Rahem Rabah (étudiant), Ressad Said (étudiant), Sadi korichene Ouassila (étudiante), Sahki Rachid (universitaire), Sait Mourad (étudiant), Seddiki Arezki (étudiant), Seddiki Djamel (étudiant), Seddiki Madjid (étudiant), Selloum Sofiane (étudiant), Sennour Mohamed (chercheur, France), Sid Othmane Salah (fonctionnaire), Sihadj Mohand Nassim (étudiant), Slamani Said (ch. Dentiste), Smaïl Farida (femme au foyer), Smail Taoues (étudiante), Tezkrait Karim (étudiant), Timsit Farid (étudiant), Toulait Souad (étudiante), Yafsah Lynda (étudiante), Yahiatene Rahim Ramis (étudiant, Syndicaliste), Zaknoun Hamid (étudiant), Zeghmat Aomar (étudiant), Zennouche Ahmed (étudiant), Zouad Nacira (étudiante), Zouni Rachid (étudiant).

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Signataires (liste 10)

Abbas Hakim (étudiant), Abdelkrim Tahar (professeur et artiste-peintre), Abdoune Lila (étudiante), Abli Mourad (étudiant), Addad Massinissa (étudiant), Adjaz Ahmed (étudiant), Aissat Youcef (directeur d’un CEM en retraite, président d’association), Ait Amrane Amar (comptable), Alilache Nadir (étudiant), Alilat Farid (journaliste), Alileche Nadir (étudiant), Ameziane Naima (étudiant), Amirat Youcef (étudiant), Amirouche Tassadite (étudiante), Ammour Ali (étudiant), Amouche Hacène (éudiant), Arezki Ali (étudiant), Arezki Nacer (étudiant), Arib Hocine (étudiant), Aroua Sami (étudiant), Arour Fouad (étudiant), Arour Fouad (étudiant), Atia Abdelhamid (calligraphe), Ayad Mustapha (comédien metteur en scène de théâtre), Baha Sonia (étudiant), Bantout Fatima (enseignante), Becheker Sounia (étudiante), Bechouche Djatit Malika (avocate), Bekkai Nacira (anesthésiste), Belkacem Boualem (cadre Financier et comptable), Bellal Nouredine (étudiant), Benmerouane Zohra (profession libérale), Bensadia Soufiane (étudiant), Benzine Zoulikha (retraitée), Berkane Saliha (étudiante), Berkani Amar (étudiant), Bey Abderzak (étudiant), Boualam Kaci (étudiant), Boudjema Zouhir (artiste-plasticien), Bouraine Madjid (étudiant), Bouras Sarah (étudiante en chirurgie dentaire), Boushabi Zaki (lycéen en terminale), Boussad Rabah (étudiant), Boutemeur Samir (étudiant), Brahmi Amina (étudiante), Cheba Mahmoud (étudiant), Chebiri Rabah (militant des droits de l’Homme, LADDH), Chelibane Boudjema (étudiant), Cherbal Rachid (étudiant), Cherif Mustapha (étudiant), Delabèche Souad (agent immobilier), Derbal Cherif (ancien magistrat et cadre de l’Etat à la retraite), Derradi Taoufiq (coordinateur du Programme Euromed, France), Djabri Brahim (vendeur en pharmacie), Djillali Slimane (étudiant), Djouab Taoues (étudiant), Djoudi Cherif (étudiant), Ferrouk Nasser (étudiant en médecine), Gaya Mouhamed (auteur), Gazou Vaaziz (étudiant), Ghémati Lamine (étudiant), Ghouat Said (PES en EPS), Goudjil Ziad (Association “Histoires de Mémoire”, France), Graichi Ahcene (étudiant), Guemmat Hassan (étudiant), Guettal Mohamed (étudiant), Haddad Nacéra (avocate), Hadjar Fahem (étudiant), Hafid Sabrina (étudiante), Haidi Rabah (étudiant), Halem Hamou (étudiant), Hamadou Lynda (étudiant), Hamdaoui Hakim (étudiant), Hamimi Rabah (comptable), Hammouchene Rabah (étudiant), Hanifi Djouher (Etudiant), Harbi Mourad (étudiant, USTHB), Houali Karim (universitaire), Iddir Rabah (étudiant), Idir Madjid (étudiant, Paris), Idjeri Brahim (étudiant), Inal Souâd (bibliothécaire), Jaoudet Gassouma (écrivain), Kar Abdenour (étudiant), Karoun Mohamed (étudiant), Kébir Jbil (président de l’UFAL Strasbourg), Kechadi Rabia (surveillant médical), Kennouche Abdelkader (TS, Allemagne), Khaled Khodja Rania (architecte-universitaire), Kharfi Sara (étudiante), Khebbache Abdennour (universitaire), Khellas Kamel (étudiant), Kissoum Yassine (étudiant), Khaled Lemnouer (retraité de l’Education nationale), Koudache Aldjia (étudiant), Krouchi Massi Silia (étudiant), Lachi Fayssal (étudiant), Lamrous Karim (enseignant), Larbi Belkacem (étudiant), Louda ramdane (enseignant), Louni Amar (étudiant), Lounici Md Ouramdane (étudiant), Madani Ali (professeur de lettres en retraite), Mahfouf Rachid, Mahfouf Rachid (étudiant), Mahloul Madjid (cadre en retraite), Mammeri Ali (retraité des Affaires Etrangères), Mamou Marzouk (étudiant), Mazou Hocine (étudiant), Mebarki Mohamed (médecin), Medour Mouhamed (étudiant), Mekhelef Abderrahmane (ancien journaliste), Merzouk Said (ancien animateur à la chaîne 2 et correspondant à la DDK), Méziane Maliha (étudiante/chercheur), Moussi Djouher (étudiante), Nait Abdelaziz Aziz (étudiant), Nait Abdelaziz Boussad (étudiant), Nait Ali Rabah (étudiant), Nait Djoudi Mourad, Ould Mohamed Maklouf (étudiant), Ould Ouali Abbas (chirurgien orthopédiste, St Louis, France), Ourdja Akli (prof de philosophie, syndicaliste), Ourdja Fatma (cadre de l’Education), Rahli Nourddine (ingénieur), Rebout Malek (étudiant), Rebout Yacine (étudiant), Roula Mokhtar (retraité, membre du CN du MDS), Sadek Fodil (enseignant à l’Université Mouloud Mammeri, Tizi-ouzou), Sadoune Fariza (étudiante), Said Hadj Smail (étudiant), Sihadj Md Mhand (étudiant), Sili Kamel (licencié), Slyeni Amel (étudiante), Tabti Noureddine (maître de Conférences), Yermèche Salah (journaliste), Younsi Said (étudiant), Zidani Abderrahmane (hôtelier, Fontenay Sous Bois).

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Signataires (liste 11)

Abderrahmani Amirouche (étudiant), Aboulola Mohamed (professeur à la faculté de Médecine, spécialiste en pédiatrie), Achir Mohand (étudiant), Achoui Baya (étudiant), Adjlane Sofiane (militant pour l’autonomie de la Kabylie), Ait Oussaid Ziad (étudiant), Ait Yahia Akli (étudiant), Aknine Arab (ingénieur), Aliane Amine (étudiant), Allouche Said (étudiant), Amari Abderrahmane (employé ville de Montréal, Canada), Amarouche Amar (professeur, Université de Kassel, Allemagne), Ament Mohend Amokrane (étudiant), Amiri Madjid (étudiant), Ammarkhodja Mustafa (étudiant), Ammiche Amokrane (étudiant), Arab Amir (étudiant), Arroua Boussad (étudiant), Asli Karim (chanteur), Assoul Nora (agent administratif), Ataoun Nabil (étudiant), Ayachi H’mida (journaliste, écrivain), Azerradj Omar (journaliste, poète), Baa Ali (économiste), Badsi Mustapha (étudiant), Bahmani Zahia (étudiant), Banoun Samir (étudiant), Béjaoui Hakim (étudiant), Bekkai Nacira (anesthésiste), Bekrou Malek (étudiant), Belhout Rachid (étudiant), Belkébir Kamel (maître de conférences), Belkhir Youcef (étudiant), Ben Mouhoub Lakhdar (étudiant), Benali Hassan (étudiant), Benameur Nacéra (ambulancière), Bencherana Haroune (étudiant), Benzair Hocine (étudiant en foresterie), Berkaï Abdelaziz (enseignant d’université), Berkani Mohamed (analyste financier), Berkani Youcef (fonctionnaire), Boualili Samir (métreur vérificateur), Bouammar Meriem (rédactrice-documentaliste), Bouaziz Fatima (étudiante), Bouchaker Mustapha (cadre d’entreprise), Boudjema Ali (fonctionnaire), Bouhas Menouer (étudiant), Boumghar Abdennour (Conseil national LADDH), Bourai Abdenour (étudiant), Bournine Hacen (directeur centre social), Boussard Achour (étudiant), Boutghaghen Mohand (étudiant), Bouzfour Hamid (plombier), Bouzidi Hocine (étudiant), Brahimi Mohamed (fonctionnaire), Brahimi Salah (étudiant), Chait Youcef (étudiant), Chemoul Ahmed (étudiant), Chibane Amine (étudiant), Dahmane Sadia, Diboun Lydia 0céane (étudiant), Djabi Nasser (sociologue), Djaghmoum Nassim (étudiant), Djouahra Nacer (étudiant), Fedol Nourredine (étudiant), Gadi Mustapha (militant associatif), Graiche Ali (étudiant), Guelmi Said (fonctionnaire), Guerrouah Salah (fonctionnaire), Guiddir Mohand Oukaci (étudiant), Hadj Mohand Elyasse (étudiant), Hakkam Hassane (étudiant), Hakrib Rezki (étudiant), Hamitouche Massinissa (étudiant), Hammam Méziane (étudiant), Hannachi Habet (journaliste), Harikouhadad Zahia (étudiante), Harrouche Taous (étudiante), Hassane El Hafid (étudiant), Hessane Djamila (étudiante), Idir Kamel (étudiant), Idir Madjid (retraité, Montréal, Canada), Ikourichene Houcine (étudiant), Issadi Karim (étudiant), Juari Snussi (étudiant), Kacer Mohamed (étudiant), Kachete Nacer (étudiant), Kacimi Mustapha (journaliste), Kaibi Mohand Larbi (Paris, France), Kazi Moussa (étudiant), Khaber Lyazid (journaliste), Khelil Kossila (étudiant), Khelil Mouloud (fonctionnaire retraité), Khelil Saliha (fonctionnaire), Kheloufi Mostafa (Air Traffic Controller), Khemar Amine (communication), Khichane Said (étudiant), Lahouazi Ilyas (étudiant), Lakhal Rafika (journaliste), Lamara Abdellah (étudiant), Lamara Chabha (étudiante), Letzi Mustafa (étudiant), Maddi Sadia (navigante), Maddi Karim, Maddi Mustapha (menuisier), Maddi Rachid (entrepreneur), Maddi Sophia (agent d’escale), Maddi Tahar (retraité), Madiou Moh Lounès (vieil homme), Makhlouf Hayat (étudiant), Mallaoui Omar (étudiant), Mameri Mourad (fonctionnaire), Maza Hocine (étudiant), Mechequi Farid (étudiant), Meghari Rachid (retraité), Meksem Ahmed (Doctorant, université Louis Pasteur de Strasbourg), Melbouci Chérif (cadre d’entreprise), Melouah Ana (écrivain et rédactrice), Merabet Madjid (étudiant), Messaoudi Djaffar (docteur en médecine), Miloudi Abderrahmane (chauffeur), Mokrani Lydia (étudiante), Moussaoui Rafi (étudiant), Nait Sid-Ahmed Chafie (étudiant), Nazzi Samir (étudiant), Ouelleci Rabah (étudiant), Ouabadi Ali (médecin), Ouacha Lounès (étudiant), Ouarab Fatma (étudiante), Ouarab Leyla (étudiant), Oukaci Mansour (étudiant), Ould Amara Merzouk (étudiant), Ould Belkacem Malek (étudiant), Rabia Slimane (étudiant), Rabia Tarek (étudiant), Rahab Nerjes (étudiant), Rahem M’hamed (docteur vétérinaire), Rahmouni Boualem (étudiant), Rahmouni Samir (étudiant), Rakene Meziane (étudiant), Razzik Mohamed (étudiant), Rdjekouane Farid (étudiant), Sadouki Rabah (étudiant), Safar Rachid (étudiant), Saheb Karim (étudiant), Saibi Lamya (enseignante de langue française), Salah Sofiane (étudiant), Salhi Hamid (retraité de l’Education nationale), Sali Slimane (étudiant), Salmi Ahmed (étudiant), Sellami Azzedine (étudiant), Sid ahmed Mohand Ali (étudiant), Slyemi Sebah (étudiant), Sohdes Sofiane (étudiant), Soukane Djamel (docteur en médecine), Tahet Adel (étudiant), Taleb Sadek (étudiant), Taleb Sofiane (étudiant), Talhi Yacine (étudiant), Tamoun Mohand Ourabah (étudiant), Teklal Rafik (étudiant), Terdoudi Rachid (étudiant), Tigane Rafik (lycéen), Touzène Tahar (militant associatif), Yousfi Amirouche (étudiant), Yousfi Madjid (universitaire, ancien député), Zemmouche Méziane (fabriquant).

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Signataires (liste 12)

Abdi Tarek (étudiant en droit), Aboud Hichem (journaliste exilé), Achour Mohamed Tayeb ( professeur retraité), Adouane Abdenour (T.S. en bâtiment), Adouane Mohamed (polytechnicien en retraite), Aïchoune Farid (Journaliste, Paris), Ait Oussaid Merzouk (cadre supérieur, Belgique), Akkouche Aziz, Akkouche Menouer, Ammar Khodja Farid (universitaire, France), Announe Zoubir (architecte, France), Arroudj Samir (étudiant en psychologie clinique), Azni-Lounis Hedjila (Ingénieur), Belabbes Djamel (directeur de société), Belabbes Myriam (gérante de société), Belabbes Said (chef d’entreprise), Belabdi Mouloud (journaliste, auteur), Bencherif Samya (ancienne enseignante à l’université et à l’E.N.A.), Benaissa Larbi Mohamed (étudiant sciences de gestion, Mostaganem), Benghezal Abdelouahab (avocat), Benyounès Karim, Bouaich Said (poète), Boudjema Mohand Said (conseiller public), Bouraiah Samir (cadre pétrolier), Bousdira Rachid (entrepreneur), Chater Ahmed (enseignant USTHB, journaliste l’Authentique), Chebli Abdelmadjid (directeur / éditeur), Dahmane Naffa (enseignant), Fersaoui Abdelouhab (militant associatif), Gasmi Aïda (étudiante), Gasmi Hamid (étudiant), Gasmi Jallal (retraité), Gasmi Khaled (cadre), Gasmi Zina (cadre), Gherabi Nazim (étudiant en médecine), Ghersbrahim Kamel (militant associatif), Hachemi Aïda (Consultante en communication), Haddadou Djamel, Hargas Aïssa (formateur en informatique), Hmaidi Kheira ( Résidente Chirurgie ), Hocinou Azedine (formateur en langues étrangères), Ibrahim Khaled (Ingénieur de Recherche, Besançon, France), Ibrahim-Seddik Nacéra (gérante d’entreprise, Besançon, France), Idir Youcef (responsable commercial), Kaid Belkacem (ingénieur retraité), Kara Ahmed (citoyen algérien), Kebbous Youghourta, Koriche Boudraa Chahrazede (PES), Krikèche Mustapha (pasteur), Lounis Omar (Employé), Lyamine Dris (universitaire), Mahdjoub Mohammed (proviseur-adjoint), Malek Fadhéla ( Assistante de Direction ), Mammeri Abderrahmane (agent commercial compagnie aérienne), Manseur Si Mohamed (journaliste), Maouche Samira (enseignante), Marok Ali (auteur photographe), Mazouni Mustapha (Professeur de pédiatrie, Lausanne), Medjdoub Salah (ingénieur), Megdoud Khadidja ( Assistante de Direction ), Megdoud Kheira ( Documentaliste Canada ), Mekhancha Djamel-Eddine (Universitaire), Mezani Ferroudja (cadre d’entreprise), Moussaoui Chabane (agent administratif), Naili Aïcha (médecin résidente en pédiatrie), Nait Kaci Hamid (militant associatif), Nazef Boussad (cadre d’entreprise), Ouali Abdelaziz (médecin gynécologue), Ouali Djaffar (bureau LADDH de Saida), Ouamrouche Lyès (étudiant, Béjaia), Ouibrahim Ahmed (universitaire), Ould Ahmed Larbi, Ould Rouis Mehdi (designer), Rachedi Hacen (chef d’entreprise), Samer Yahia (Psychologue clinicien, France), Sari Djilali, Slamani Charef (universitaire), Souidi Kamel (enseignant, France), Taleb Kamel (Coordinateur d’insertion – Nord de la France), Umeniche Mohand Said (professeur de Tamazight), Yaddaden Omar (adjoint d’éducation), Yahou Rachid (journaliste), Zemmouri Bahia (retraitée).

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Posté par soslibertes le 11 avril 2009

 

Résister à « l’Etat policier »

pour conjurer la « République intégriste »!


Par Arezki AÏT-LARBI*

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre et finit par perdre les deux. »

(Thomas Jefferson)

Le pays est dans l’impasse ! Après le casting des figurants pour une mise en scène à intrigues gigognes, mais dont la fin tragique est connue de tous, le Conseil constitutionnel s’apprête à publier son triste palmarès. A quelques semaines d’un scrutin joué d’avance, les conspirations du sérail prônant des alternatives claniques et régionalistes ont escamoté le nécessaire débat exigé par la clarification des enjeux. Par des fanfaronnades triomphalistes célébrant la « victoire de la réconciliation nationale sur le terrorisme », les gardiens du temple tentent d’occulter la reddition du droit et de la raison devant l’arbitraire et l’intolérance. Alors qu’il ne cesse de harceler Ali Benhadj, coupable de lui refuser l’allégeance contre une confortable retraite, le pouvoir continue de manifester une étrange mansuétude à l’égard d’assassins bombant le torse, d’imams prêchant le racisme, la violence et la haine, d’agents de l’ordre déguisés en pasdarans, et de magistrats prononçant de terribles fatwas, au mépris des lois de la République.
En fermant le jeu politique, en verrouillant les espaces de liberté et en encourageant l’idéologie de la régression, les barons civils et militaires du régime ont réussi un nouveau croche-pied à l’histoire, retardant ainsi l’avènement d’un Etat de droit qui assurerait la sécurité du citoyen et la protection de ses libertés. Ali Benhadj, qui fut le grand inquisiteur du FIS, n’est pas un enfant de choeur. Par sa bénédiction au terrorisme dans ses dérives les plus barbares, il porte une lourde part de responsabilité dans l’avortement d’une démocratie en trompe-l’oeil qui a transformé le pays en immense caserne. Au nom de la défense du « choix du peuple », la fureur intégriste s’était déchaînée contre les civils, coupables de résistance civique face à la fatalité de la régression. « Nouvelles habitudes alimentaires et vestimentaires» dans les « territoires libérés ». Assassinats d’intellectuels. Enlèvement et viol d’adolescentes « butin de guerre ». Massacres collectifs de Bentalha, de Raïs et d’ailleurs qui n’épargnèrent ni femmes, ni vieillards, ni bébés. Autant de crimes contre l’humanité restés, à ce jour, impunis.

Charia de fait accompli
La lutte contre la barbarie intégriste pouvait-elle pour autant justifier le recours à des moyens barbares ? Si l’Etat avait le devoir impérieux d’assurer la protection des citoyens, la lutte antiterroriste ne pouvait déroger au strict respect de la légalité sans perdre son levier moral. En cautionnant la torture, en occultant les exécutions sommaires, en minimisant les disparitions forcées, en renonçant ainsi aux valeurs fondatrices de leur légitime résistance, les « démocrates-républicains » se sont tiré une balle dans le pied et conforté les islamistes dans leur imposture victimaire. Avec une « réconciliation nationale » frelatée, qui a amnistié les criminels et sommé leurs victimes de taire leur douleur, la stratégie officielle a fini par se dévoiler : isoler Ali Benhadj comme abcès de fixation de la peur, livrer la société aux fantasmes d’un islamisme « light » en attendant le pire, et sauvegarder ainsi les positions névralgiques qui garantissent la rente. L’ordre militaro-policier islamisé, comme rempart au désordre intégriste !

Dans ce climat de délabrement éthique, même l’histoire a subi l’outrage des révisionnistes, sans susciter la moindre réaction de la « famille révolutionnaire ». Alors qu’on crache sur la tombe d’Abane Ramdane, qu’on occulte la mémoire de Larbi Ben M’hidi et qu’on enterre dans l’indifférence Lamine Debaghine, mort dans la solitude et l’oubli, les Oulémas, qui n’avaient rejoint le FLN de la guerre de Libération que contraints et forcés, sont célébrés comme les parrains de l’indépendance et imposent, au nom d’une légitimité historique usurpée, leur imprimatur à la vie politique et sociale. Bien silencieux durant les années de terreur et de sang, leur chef de file, Abderrahmane Chibane, homme du sérail autoproclamé muphti de la République, dicte aujourd’hui, avec une désarmante arrogance, ses délirants oukases aux plus hautes autorités de l’Etat. Ses vociférations contre les « laïcs, agents du néo-colonialisme » sont célébrées par les torchons national-islamistes comme une « forme supérieure de djihad » et ne rencontrent aucune riposte de leurs cibles. Malgré son uniforme religieux, cet apparatchik, qui fut ministre durant la dictature du parti unique, n’est pourtant pas une autorité morale consensuelle à écouter, mais un adversaire idéologique à combattre au nom de la liberté qu’il ne cesse d’agresser, au nom de Novembre que ses congénères avaient dénoncé, et au nom de la Soummam qui les avait contraints à rejoindre la Révolution à reculons. Son sinistre plaidoyer en faveur de la peine de mort aurait contribué au débat contradictoire, s’il l’avait exprimé sereinement comme une opinion personnelle. En prenant Dieu comme bouclier pour dégainer l’excommunication contre « l’apostat » abolitionniste «qui ne peut être enterré dans un cimetière musulman et doit divorcer de sa femme musulmane », le vénérable vieillard commet un appel au meurtre qui, dans un Etat de droit, aurait été passible du code pénal. Si l’éthique dicte le respect pour son âge canonique, la lucidité exige le rejet de ses éructations, même drapées d’un burnous sacré.

Par touches successives, cette charia de fait accompli a fini par s’imposer dans nos moeurs, par effraction. De son poste avancé de chef de gouvernement, Abdelaziz Belkhadem donnait le ton en décrétant, en mai 2008, que le Coran était « la seule Constitution du peuple algérien ». Dans les forums juridiques, comme dans les tribunaux chargés de « pourchasser le vice et de promouvoir la vertu », cette propension à appliquer l’arbitraire des hommes au nom de la volonté de Dieu tend à faire jurisprudence, au mépris des principes fondamentaux du droit. Et lorsque des voix outrées tentent une timide résistance, c’est sur le terrain de cette même charia qu’elles contestent « l’incompétence… en sciences islamiques » des miliciens chargés de l’appliquer.

Dans ce climat de reddition idéologique, même des militants respectables des droits de l’Homme ont suggéré au Lucky Luke de la fatwa de s’attaquer plutôt « au pouvoir, qui importe des boissons alcoolisées et permet leur consommation ». A chacun donc ses hérétiques, pourvu que soit sauve la référence commune à la loi religieuse.

Résister à la « sainte alliance » liberticide

Que signifie alors le harcèlement qui cible Ali Benhadj lorsque l’idéologie dont il se réclame est mise en application avec autant de zèle par ceux qui tentent de le réduire au silence pour en avoir le monopole ? Hormis son refus bien singulier de rentrer dans le rang officiel et d’adopter les codes claniques du régime, en quoi serait-il plus extrémiste que les autres ? Lui refuser le même tapis rouge que celui déroulé devant Rabah Kébir à son retour d’exil, le même passeport que celui délivré à Abassi Madani, exfiltré au Qatar aux frais du prince, le même « statut particulier » que celui accordé à Hassan Hattab qui n’a eu aucun mot de compassion pour ses victimes, la possibilité de se présenter à tout scrutin, même frauduleux, comme Abdellah Djaballah, ou de siéger au gouvernement comme Aboudjerra Soltani, relève d’une intolérable discrimination. Face à la prébende et à la corruption généralisée, unique projet de société des souteneurs à gages d’un troisième mandat pour Abdelaziz Bouteflika, la vie spartiate d’Ali Benhadj jure avec la mauvaise conscience d’opposants avec ordre et frais de mission, qui crachent dans l’écuelle du pouvoir tout en avalant la soupe de la trahison.

Les bonnes âmes chargées du service après vente de la sinistre manipulation ne manqueront pas de crier à l’hérésie « républicaine », en rappelant, à juste titre, qu’au faite de sa gloire, le Savonarole salafiste avait décrété la « démocratie kofr », proclamé un impitoyable djihad contre les laïcs, et condamné les femmes à la soumission éternelle d’une vie domestique. Sa posture d’aujourd’hui évoque singulièrement celle de Louis Veuillot, l’intransigeant polémiste catholique du XIXe siècle, qui s’écriait face aux libéraux : « Quand je suis faible, je revendique la liberté au nom de vos principes. Quand je serais fort, je vous la refuserai au nom des miens ! » Contrairement à d’autres compagnons de détention qui ont abdiqué devant les tentations frivoles, il faut lui reconnaître le mérite d’avoir refusé toute compromission avec le système de l’autoritarisme et de la rente. Un système régénéré par la « sainte alliance» liberticide entre les barbus islamistes domestiqués, les barbants de l’ex-parti unique qui ont repris du poil de la bête, et les barbouzes militaro- policiers chargés de leur protection. Dans cette recomposition à la hussarde du champ politique, l’opposition démocratique est réduite à l’impuissance. Réprimés, puis récupérés avant d’être marginalisés et humiliés, on ne concède même plus à ses représentants attitrés ce rôle d’alibi cosmétique, qui leur donnait l’illusion d’une existence virtuelle. Dans ce lourd climat d’impuissante résignation et de renoncement généralisé, Ali Benhadj, qui refuse de bénir le sabre militaro-policier par le goupillon salafiste, est devenu paradoxalement le grain de sable qui peut gripper la machine infernale.

Les libertés ou le chaos !

Pour sortir du statu quo sans sombrer dans la régression, la refondation d’un mouvement civique autonome doit dessiner de nouvelles lignes de fracture, qui passent par la voie étroite des libertés. Toutes les libertés garanties par les pactes internationaux ratifiés par l’Algérie. Les pulsions de la société exigent la levée de l’Etat d’urgence afin de permettre l’expression pacifique et plurielle de tous les courants d’opinion. Pour l’heure, ne sont audibles que les vociférations de l’intolérance et le grondement de l’émeute, encouragés derrière le rideau par les manipulateurs de l’ombre.

L’incompatibilité historique et doctrinale entre démocratie laïque et dictature religieuse doit être réglée sur la place publique par un débat contradictoire même sans illusions, avec les opposants islamistes qui prônent la chute du régime au nom des droits de l’Homme. Retranchés derrière le bouclier divin, les partisans de l’Etat théocratique tentent de brouiller les cartes en citant plus volontiers Voltaire et Montesquieu que Ben Laden ou Ibn Taymia. Il est grand temps de les acculer à sortir de l’imposture pour accepter une cohabitation pacifique dans le respect de chacun, sous l’étendard des libertés pour tous. Ou aller loyalement vers une confrontation sans merci, qui précipitera fatalement le pays dans une tragique implosion. Ces chefs islamistes avaient dénoncé la torture – et ils avaient mille fois raison – lorsqu’ils la subissaient.

Accepteraient-ils, aujourd’hui, de joindre leur voix à celle des militants laïques pour mettre hors-la-loi tous les traitements cruels, inhumains ou dégradants « d’où qu’ils viennent » ? Ils avaient mené campagne contre les condamnations capitales de leurs « frères de combat », malgré le moratoire qui a suspendu les exécutions depuis 1993. Accepteraient-ils l’abolition sans conditions de la peine de mort ? Ils revendiquent la liberté d’opinion, d’expression et d’organisation. Seraient-ils prêts à entériner comme imprescriptible ce même droit pour tous ? Y compris pour les démocrates, les laïcs, les communistes, les athées, et les femmes sans voile, considérés jusque-là comme des ennemis à abattre… ? Ils dénoncent les restrictions à la liberté de prêche imposées aux mosquées sous contrôle officiel. Accepteraient-ils le principe de liberté de conscience, synonyme du droit de chacun de pratiquer librement le culte de son choix ; ou de ne pas pratiquer ? Au-delà des conjonctures favorables aux uns ou aux autres, c’est sur le terrain des libertés, dont tout le monde revendique les avantages, sans en accepter les contraintes, qu’il faut interpeller la société et singulièrement ses acteurs politiques les plus représentatifs : adopter les principes universels des libertés fondamentales ou assumer leur négation au nom des vieilles « spécificités culturelles et civilisationnelles » qui servaient déjà de tenue de camouflage aux dictatures staliniennes issues de la décolonisation.

Malgré le sacrifice de 200 000 victimes, des fleuves de sang et de larmes, et de tragiques désillusions, cette cohabitation pacifique dans une société plurielle reste, pour l’instant, un voeu pieux. Peut-on rêver, à moyen terme, d’une Algérie apaisée, enfin réconciliée avec ses réalités sociologiques, politiques, culturelles et identitaires ? Une Algérie qui accorderait le même respect et une égale protection à l’islamiste Ali Benhadj et à la trotskiste Louisa Hanoune ; à Abderrahmane Chibane, partisan de la peine de mort, et à l’abolitionniste Abdennour Ali-Yahia ; au poète arabisant Omar Azzeradj, à l’écrivain francophone Boualem Sansal et à l’amdyaz berbère Ben Mohamed ; au ministre des cultes Ghoulamallah et à Habiba K., la chrétienne persécutée ; au nationaliste arabe Abdelkader Hadjar et à l’autonomiste kabyle Ferhat Mehenni… ?

Réinventer l’espoir

La politique de « réconciliation nationale » à l’esbroufe, qui a absout la violence sans rendre la justice, sacralisé l’intégrisme et balayé la poussière sous le tapis sans traiter les racines du mal, a montré ses limites. Comme alternative, seule une résistance sans concession à l’intolérance, l’exclusion et la haine véhiculées par le national-islamisme dans ses différentes variantes, de celle qui sévit encore dans les maquis à celle qui occupe déjà les palais officiels, pourra garantir une paix civile durable.

Pour y parvenir, la société doit lire au préalable, avec courage et lucidité, la page sanglante de la « décennie rouge » avant de la tourner. Il ne s’agit pas d’attiser les douleurs ni de crier vengeance pour réveiller de vieux démons. En révélant de surprenantes complicités dans la genèse de la « tragédie nationale » et en démasquant ceux qui en retardent l’épilogue, cet exorcisme collectif permettra à la nation de se regarder dans les yeux pour éviter de nouveaux dérapages qui mèneront fatalement vers les mêmes impasses. La démocratie est un combat permanent pour protéger le citoyen contre les tentations autoritaires des dirigeants et de ceux qui aspirent à leur succéder. Elle ne saurait se réduire à une stupide arithmétique qui donnerait carte blanche au délire des vainqueurs, légitimés par des urnes à double fond. Ni aux niaiseries pseudo-modernistes des enfants naturels de l’ultra-libéralisme délinquant qui ont fait du container un programme, du sac-poubelle un étendard, et de la liposuccion, des silicones et du botox, des signes de ralliement pour nouveaux riches. Que signifie l’arbitrage frauduleux du suffrage universel sans la définition préalable des règles du jeu, et la protection des libertés par des garde-fous consensuels ? Comment donner aux couches populaires les plus défavorisées des raisons de croire que c’est dans la liberté qu’elles pourront s’épanouir, améliorer leur sort et assurer l’avenir de leurs enfants ? Comment convaincre les jeunes désespérés, perdus dans le triangle morbide de la drogue, de l’intégrisme et de l’émigration clandestine, que les libertés ne sont pas un luxe réservé à une « élite occidentalisée » comme le soutiennent les tyranneaux de kasma et les prêcheurs de caniveau, mais une arme redoutable pour changer l’ordre social injuste et imposer une répartition équitable des richesses nationales ? En attendant d’établir ce rapport de forces favorable au triomphe des libertés, assumons, de cette inconfortable position minoritaire, la confrontation idéologique imposée par les chantres de la régression. A l’intolérance du national-islamisme exclusif et sclérosant, opposons la résistance du patriotisme libérateur de nos identités plurielles.

A. A.-L.
*Journaliste.
(Le Soir d’Algérie 25/02/2008)

Publié dans DEBATS / POLEMIQUES, Résister à  l'Etat policier ... | Pas de Commentaire »

INDIGNATION CONTRE LE PROCES ET SOUTIEN A HABIBA KOUIDER

Posté par soslibertes le 11 avril 2009

ALGERIE

Soheib BENCHEIKH (ex Muphti de Marseille) :

(Interview El watan du 29/05/2008)

« Il faut protéger ceux qui épousent d’autres religions »

Réagissant au procès intenté contre la jeune Habiba K., poursuivie par le tribunal de Tiaret pour « pratique sans autorisation d’un culte non musulman » et à la polémique autour de la campagne d’évangélisation en Algérie, le mufti de la mosquée de Marseille, Soheib Bencheikh, dans un entretien à El Watan, dénonce ce qu’il qualifie d’« atmosphère asphyxiante dont souffre la communauté chrétienne en Algérie ». En homme de culte, il appelle également au respect des autres religions pour « permettre aux musulmans de s’épanouir ». De la même manière qu’il recommande aux autorités chargées du culte en Algérie de mettre en conformité leurs discours avec les préceptes de l’Islam. Soheib Bencheikh souhaite, par ailleurs, que le président Bouteflika intervienne pour « apaiser cette atmosphère ».

Habiba K., une jeune femme algérienne, est poursuivie en justice pour pratique sans autorisation d’un culte non musulman. Quelle est votre réaction ?

Cette affaire est devenue internationale. On a l’impression que le mot christianisme est devenu une accusation. Les législateurs et les moralistes ne peuvent pas pénétrer la conscience des individus. Pratiquer le culte de son choix dans sa sphère privée (sa maison, son jardin…) échappe totalement à l’administration, et normalement cette dernière doit faire en sorte à ce qu’il y ait respect conformément à la Constitution, aux conventions internationales ratifiées par l’Algérie et aux Déclarations universelles des droits de l’homme, de la pratique des cultes. L’idée des frontières des religions qui s’identifient à des frontières des nations est complètement archaïque et obsolète. Tout un chacun est totalement libre d’épouser la philosophie ou la confession de son choix. Donc, non seulement cette affaire est injuste, elle est inefficace ; on ne peut pas forcer les consciences.

Puisque les lois de la République sont inspirées de la charia, est-ce que l’Islam interdit la pratique des autres cultes ?

Dans le fiqh (exégèse), qui est une œuvre humaine, il y a un hadith (un dit du Prophète) qui dit : « Celui qui change sa religion, tuez-le. » Mais le hadith ne peut pas abroger les dizaines de versets coraniques explicites. Deuxièmement, ce hadith s’explique par les circonstances de l’époque, lorsque les musulmans étaient affligés par une coalition intertribale. Donc changer sa religion était considéré comme une haute trahison. Ce hadith s’explique par l’atmosphère guerrière (c’était une situation de loyauté ou d’allégeance). Le Coran, qui est notre fierté, accorde la liberté religieuse la plus absolue (plusieurs versets coraniques parlent de cela). Le peu d’arguments que nous avons pour montrer qu’il y a une possibilité pour la résurrection de l’Islam et que tout n’est pas perdu, il ne faut pas le toucher. L’Algérie est une grande nation et dans toutes les grandes nations, les opinions philosophiques et confessionnelles peuvent cohabiter. En plus, c’est un bon signe de l’ouverture de ce pays. Pour mener un dialogue et s’enrichir mutuellement, il faut que l’autre existe. C’est l’autre qui m’enrichit, ce n’est pas mon semblable. Je deviens utile par ma banalité quotidienne pour l’autre et pas pour mon semblable. C’est pourquoi, j’ai dit que c’est injuste et inefficace. Injuste parce que le juge ne peut pas pénétrer les consciences, sauf s’il y a confusion avec l’hypocrisie pour avoir une religiosité de façade. Ce qui est le cas malheureusement de plusieurs sociétés musulmanes. Inefficace, puisque c’est contraire aux droits élémentaires de l’homme. Un droit garanti par la Constitution et par les Déclarations universelles des droits de l’homme.

Justement, est-ce qu’il ne faut pas faire adapter les textes législatifs à l’évolution mondiale en appliquant les principes de l’Islam que vous venez d’évoquer ?

 

C’est une régression ! La Constitution garantit les libertés des cultes, l’Algérie est signataire des Déclarations universelles des droits de l’homme qui consacrent explicitement la liberté d’opinion philosophique, politique et religieuse. Donc, c’est une contradiction avec nous-mêmes, doublée d’une démarche stérile qui fait fuir l’autre. Une religion sûre d’elle-même ne craint pas l’autre, ne craint pas la comparaison et la mise en cause. Sauf les religions qui ne sont pas sûres d’elles-mêmes qui se cultivent dans l’ombre et à l’abri de tout regard. Et ce n’est pas le cas de ma religion. Il faut respecter, au nom de la religion, le choix de ceux qui veulent épouser une autre confession. Ceux qui s’opposent à cela au nom de la tradition, de l’Islam, l’union de la nation… croient que ce pays vacille facilement et notre religion tremble à cause des conversions des uns et des autres. Si nous voulons vraiment montrer la solidité de nos principes et la force de nos convictions, nous ne devons pas craindre celui qui épouse une démarche contraire. Ce n’est pas seulement un simple avis d’un théologien, mais c’est un engagement personnel. J’incite les Algériens ayant un minimum de bon sens de foi musulmane à protéger ceux qui veulent épouser le christianisme ou toute autre religion. Les déclarations de l’Association des oulémas et celles du ministère des Affaires religieuses doivent être beaucoup plus cohérentes avec les principes de l’Islam. L’Islam qui a traduit les philosophies les plus semeuses de doute et qui a protégé le manichéisme, les religions dualistes, le christianisme et ses branches, le judaïsme… ne peut aujourd’hui tourner le dos à son histoire. Si Habiba veut se convertir au christianisme et l’autre trouve sa spiritualité dans la personne du Christ, je ne partage pas leur avis, mais je ferai tout pour qu’ils l’expriment.

L’Algérie connaît, depuis quelques mois, une vraie polémique autour d’une campagne dite d’évangélisation. L’Islam est-il vraiment menacé en Algérie ?


Nous sommes trop convaincus par notre vérité et nous sommes trop à l’aise dans nos certitudes. Il est anormal que nous, les musulmans, faisons tout pour vivre notre foi et notre culte dans la dignité totale et dans la beauté et la liberté dans les pays occidentaux, alors qu’en Algérie qui est le berceau du christianisme, on le craint. On ne peut protéger sa religion que dans un dialogue. Parce qu’on ne peut pas vérifier la véracité de nos certitudes qu’à travers l’affrontement. Sinon, on risque de vieillir et de se scléroser sans le savoir. La vivacité d’une religion se confirme quand elle est en contact avec lesdites vérités. Franchement, je ne vois pas où se trouve la menace. Au contraire, la menace réside dans cette atmosphère qui s’apparente à une nouvelle inquisition qui est dangereuse et pour l’Islam et pour les musulmans. Il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup de musulmans dans les pays non musulmans que dans les pays musulmans. Je m’adresse au président de la République qui est garant de la Constitution et qui est le seul qui puisse arbitrer dans cette affaire et apaiser cette atmosphère. On ne possède pas sa foi, et cette dernière n’est pas un choix et n’émane pas d’une activité cérébrale, mais ce sont des interrogations qui se soulèvent à l’intérieur de nous et malgré nous.

Madjid Makedhi

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Mustapha BOUCHACHI(Ligue algérienne de défense des Droits de l’Homme) :


« Les procès contre les convertis ont terni l’image de l’Algérie »

 

(…) Evoquant l’affaire Habiba K., Me Bouchachi regrette « le comportement de la justice qui a donné l’occasion à l’Occident de nous traiter de pays qui ne respecte pas ses engagements et qui ne tolère pas les autres religions ». « Les personnes qui ont agi de la sorte ont porté atteinte et fait aussi du mal à l’Islam », a regretté Me Bouchachi qui avoue que la position affichée envers cette affaire est contraire aux textes de loi qui garantissent les libertés.

Nabila Amir (El Watan du 07/06/2008)

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Boudjemâa GHECHIR (Ligue algérienne des Droits de l’Homme)

(E l Watan 22/05/2008)

“L’Islam reconnaît et respecte les autres religions”

“Ce cas est très grave. Il n’y a absolument aucun texte de loi qui exige une telle autorisation. La loi est claire et elle consacre la liberté de culte. Chaque personne a le droit de pratiquer la religion qui lui convient. De quel droit interdit-on aux gens de pratiquer une religion autre que musulmane ? Pour revenir au cas de la jeune Habiba, je pense que le fait d’avoir en sa possession des exemplaires de la Bible n’est pas un délit. Elle n’a pas été prise en flagrant délit. De plus, même l’Islam reconnaît et respecte les autres religions. Je ne vois pas pourquoi on recourt à des arsenaux juridiques qui, plus grave encore, sont mal interprétés pour faire respecter une religion ? Ce n’est pas de cette manière qu’on protège la religion musulmane. On ne peut pas interdire aux gens d’exercer une autre religion. Il y a un véritable amalgame et une incompréhension de la loi et de l’Islam”.

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Louisa HANNOUN (secrétaire générale du Parti des travailleurs)
(Liberté 07/06/2008)

« La campagne sur l’évangélisation est surdimensionnée »

“ Il ne faut pas confondre entre la pratique d’une autre religion et l’évangélisation “, a-t-elle expliqué. Elle précise que son parti s’est abstenu de voter sur l’ordonnance 2006 concernant la pratique du culte. Intérrogée sur l’affaire Habiba accusé d’évangélisation, la secrétaire du parti a déclaré : “ Selon les informations qui ont été rapportées par la presse, il n’ y a pas eu de preuve tangibles”.
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FRANCE

Rama Yade (secrétaire d’Etat au Droits de l’Homme)

“Triste” et “choquant”-

(Radio J – 25 mai 2008):

« C’est triste, c’est choquant, d’abord parce que cela contrevient à la déclaration universelle des droits de l’Homme. Conformément à l’article 18 de la déclaration universelle des droits de l’Homme et conformément à la tradition d’hospitalité de l’Algérie, je crois que ce serait bien d’avoir un geste de clémence ».

- A une question écrite du député (UMP) Christian Vanneste, la secrétaire d’Etat aux droits de l’homme a répondu le 5 septembre 2008 :


« La France défend, en Algérie comme partout ailleurs, la liberté de culte et de conscience, inscrite dans l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Pour sa part, la Constitution algérienne garantit, elle aussi, la liberté de culte. Historiquement, l’Algérie a toujours été une terre de tolérance pour les non-musulmans et, notamment, les chrétiens. L’action de l’émir Abdel Kader, qui a offert sa protection aux chrétiens de Damas, témoigne de cette ouverture. Plus récemment, l’Église catholique d’Algérie est demeurée aux côtés du peuple algérien pendant les années de terrorisme. Aujourd’hui même, au moment où certains chrétiens d’Algérie paraissent en butte à des difficultés, un débat public très vif a lieu en Algérie, notamment dans la presse, à l’occasion duquel beaucoup d’intervenants rappellent leur attachement à la liberté de culte et à la tradition d’ouverture du pays. Le ministère des affaires étrangères et européennes suit avec une grande attention la situation des chrétiens d’Algérie. Si l’exercice des cultes relève exclusivement des autorités algériennes, la France a toujours veillé à entretenir avec elles un dialogue régulier sur cette question. L’attention de nos interlocuteurs a ainsi été plusieurs fois appelée, y compris à haut niveau, sur le sort réservé aux chrétiens d’Algérie. Les services du ministère des affaires étrangères et européennes sont également en contact régulier avec les autorités ecclésiastiques, en France comme en Algérie. Les 21 et 22 juin 2008 le Premier ministre François Fillon a rencontré Mgr Teissier, ancien archevêque d’Alger, et a visité la basilique Notre-Dame-d’Afrique, qui symbolise justement la tradition de tolérance et d’ouverture dont l’histoire algérienne est empreinte. Il faut enfin souligner que le sort réservé aux chrétiens fait l’objet d’un débat au sein même de la société algérienne : le cas de Habiba Kouider, récemment inculpée pour prosélytisme, a ainsi suscité de nombreuses réactions dans la presse nationale algérienne. Au-delà de ce cas particulier, les autorités françaises continueront de suivre avec attention la situation de liberté de conscience et de cultes, en Algérie comme partout ailleurs. »

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FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme) :

(Communiqué du 28/05/2008)

Des chrétiens victimes d’une « chasse aux sorcières »

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) exprime ses plus vives préoccupations alors qu’un procès vient de se dérouler à Tiaret en Algérie à l’encontre d’une Algérienne convertie au christianisme et accusée de « pratique sans autorisation d’un culte non musulman ». Habiba Kouider est passible d’une peine de trois ans de prison ferme. Le verdict qui devait être prononcé le 27 mai 2008, a été reporté pour complément d’information.
Habiba Kouider a été arrêtée le 29 mars 2008 par des gendarmes alors qu’elle était en possession d’une douzaine d’exemplaires de la bible. Selon les informations reçues, lors du procès qui a débuté le 20 mai, le procureur s’est également attaché à démontrer que la prévenue était coupable de prosélytisme, pratique interdite par l’ordonnance n°06-03 du 28 février 2006 dont l’article 11 criminalise le fait pour toute personne de tenter de convertir un musulman à une autre religion et de fabriquer, entreposer, ou distribuer des documents (…) qui « visent à ébranler la foi d’un musulman ».
La FIDH considère que l’accusation de « pratique sans autorisation d’un culte non musulman » et le procès intenté contre Habiba Kouider constituent une violation du droit à la liberté de religion garanti par l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par l’Algérie en 1989, par l’article 36 de la Constitution algérienne qui garantit la liberté de conscience ainsi que par l’article 2 de l’ordonnance n°06-03 garantissant le libre exercice du culte.
La FIDH rappelle par ailleurs, l’observation de la Rapporteuse spéciale sur la liberté de religion ou de conviction faite aux autorités algériennes suite à l’adoption de l’ordonnance n°06-03 et qui rappelle que le paragraphe 3 de l’article 18 du Pacte ne prévoit des restrictions « à la liberté de manifester sa religion » que dans des cas très exceptionnels et que donc «toute restriction généralisée imposée par l’Etat (par exemple par le biais de la loi) pour protéger la liberté de religion (…) d’autrui est à éviter ». La Rapporteuse spéciale a estimé par ailleurs, que les Etats devaient éviter d’adopter des lois criminalisant des actes conduisant à une conversion « abusive », notamment dans les cas où « ces lois seraient applicables même en l’absence de plainte du converti ».
La FIDH est d’autant plus préoccupée que cette poursuite judiciaire abusive, s’inscrit dans un contexte de répression accrue envers des représentants de la communauté chrétienne en Algérie. Ainsi, le même jour, le tribunal de Tiaret jugeait six algériens convertis au christianisme pour “diffusion de tracts visant à ébranler la foi des musulmans”, le parquet a requis deux ans de prison ferme à leur encontre. Le verdict est attendu le 3 juin. Plusieurs religieux se sont au cours des derniers vus refuser leur visa d’entrée en Algérie. Un prêtre a par ailleurs, été condamné à deux mois de prison avec sursis pour avoir prié au moment de la fête de Noël avec un groupe de clandestins subsahariens chrétiens.
La FIDH appelle les autorités algériennes à respecter et à garantir la liberté de religion conformément à sa constitution et à ses engagements internationaux et à amender l’ordonnance n°06-03 afin que son application ne permette plus des poursuites arbitraires à l’encontre de représentants des communautés religieuses non-musulmanes en Algérie.


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LDH (Ligue des Droits de l’Homme) :

(Communiqué du 26/05/2008)

Soutien aux voix algériennes

Ce mardi 27 mai, le tribunal de Tiaret va rendre son verdict contre une jeune femme convertie depuis quatre ans au christianisme pour pratiquer « un culte non musulman sans autorisation ». Sept autres membres de la communauté chrétienne de cette ville seront aussi jugés le même jour pour prosélytisme.
Cela fait déjà plusieurs mois que les minorités chrétiennes subissent une sorte de harcèlement. Le pasteur Hugh Johnson a été obligé de quitter l’Algérie alors qu’il y résidait depuis quarante-cinq ans. Deux instituteurs algériens convertis ont été radiés de l’enseignement. Un prêtre catholique français d’Oran a été condamné à de la prison avec sursis pour avoir organisé un culte avec des migrants subsahariens. Pourtant la constitution algérienne garantit la liberté de culte et de conscience.
La Ligue française des droits de l’Homme s’inquiète vivement de la situation que connaissent les minorités religieuses aujourd’hui en Algérie. Elle apporte son soutien aux voix algériennes, de journalistes et d’intellectuels qui ont lancé dès le 17 mars un appel à la tolérance et pour le respect des libertés.
La liberté de conscience, celle de croire comme celle de ne pas croire, font partie des droits fondamentaux indérogeables que protègent les conventions internationales auxquelles l’Algérie est partie. Aucune atteinte à ces libertés n’est tolérable d’où qu’elle advienne et quels qu’en soient les auteurs.

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Benjamin STORA (historien) :

(Médiapart du 06/06/2008)

“Signe d’espoir”

(…) Silence du Président de la République algérienne, crise de la réconciliation nationale et résurgence de violence venant d’une jeunesse amnésique, mal vivre de la population et difficultés économiques, toutes ces raisons peuvent, bien sûr, être évoquer. A quoi, il faut ajouter celle des libertés publiques. Car au moment même où se développaient les émeutes de la jeunesse à Oran, se déroulait un autre événement qui allait davantage retenir l’attention des médias internationaux : l’arrestation de Habiba Kouider, interpellée la veille des émeutes, le mardi 27 mai. Cette jeune femme a comparu devant un tribunal pour « prêche d’un culte non musulman sans autorisation ». Elle avait été arrêtée dans un autobus en possession d’une dizaine de bibles. Depuis Février 2006 l’exercice d’un culte est conditionné à l’obtention d’une autorisation en Algérie, et les persécutions de Chrétiens se sont multipliées.
A ce propos, et concernant ce dernier fait, il faut signaler le signe d’espoir qu’est « l’appel à la tolérance et aux respects des libertés », publié par un groupe d’intellectuels algériens. Cet appel a recueilli plus de 2500 signatures. Dépassant leurs divergences, ils ont dénoncé les violations des libertés démocratiques, réaffirmé le droit de chacun de pratiquer le culte de son choix, ou de ne pas pratiquer, proclamant ainsi cette farouche volonté de vivre ensemble, dans le respect de chacun. Des dizaines de personnalités maghrébines, françaises et européennes ont soutenu cette initiative faisant de Habiba un symbole de courage et de liberté.
Il y a plus qu’une coïncidence de date entre l’émeutes des jeunes d’Oran et le procès de Habiba Kouider, car dans les deux cas il en va de l’espérance de vivre dans une société plurielle, et pouvant donner, à tous, espoir dans l’avenir. L’émeute d’Oran nous dit que 20 ans après octobre 1988, la question des espérances démocratiques reste toujours à l’ordre du jour en Algérie.


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Gilbert COLLARD (avocat, barreau de Paris)

(France Soir du 31/05/2008)

Bible criminelle

Les douze rares lignes de l’AFP, douze comme les apôtres, ne me laissent pas indifférent.

Excusez-moi si je ne suis pas dans le ton des indignations répertoriées dans le catalogue des bons sentiments qui obligent à réagir et à manifester devant les caméras ; qu’y puis-je si le silence qui entoure le procès en Algérie d’une chrétienne convertie me fait horreur ?
Quelle que soit la religion en cause, comment peut-on accepter qu’un procureur requière une peine de prison ferme à l’encontre de six Algériens convertis au christianisme et qu’une jeune femme de 37 ans, Habiba Kouider, soit poursuivie pour cause de conversion à la même religion ?
Le choix de leur dieu m’importe peu. Ils pourraient se convertir à n’importe quelle croyance, prier Vichnou, adorer Abraham, vénérer le dalaï-lama, qu’on leur foute la paix !Quel pays devient l’Algérie qui s’assombrit, recouverte de la bourka, au point de réprimer l’amour pour Jésus, comme si c’était un crime.
Partout dans le monde des chrétiens sont persécutés : voilà revenu le temps béni des catacombes. Et nul ne s’indigne, si ce n’est modérément, des fois qu’on leur reprocherait de violer la neutralité laïque, qu’un Mélenchon de service à la sacristie socialiste soudain s’offusque de cette ingérence.
Aucune protestation des patentés protestataires contre ce pays ami, où les démocrates souffrent, où les journalistes trempent la plume dans la peur avant d’écrire, où les avocats se défendent de défendre, où l’intégrisme intègre, hélas il est le seul, s’installe comme chez lui dans sa folie médiévale.
Au côté de la jeune femme, cependant, il y avait une avocate courageuse, Me Khelloudja Khalfoun, seule, trop seule. On doit être avec elle. Elle défend aussi l’honneur de l’Algérie des libertés. Le procureur a requis trois ans de prison ferme le 20 mai contre la fragile chrétienne arrêtée fin mars en possession de bibles, des armes qui « ébranlent la foi des musulmans ».
Sous la pression de la presse francophone et des militants des droits de l’homme, le tribunal a ordonné « un complément d’information ». Mais, en même temps, des croyants, six, comparaissaient pour « distribution de tracts visant à ébranler la foi des musulmans ». Leur crime ? S’être réunis, faute d’église, au domicile de l’un d’entre eux, pour prier secrètement.
Lundi le parquet général de Tiaret a fondé les poursuites sur le fait que « les inculpés s’adonnaient à des rites chrétiens et étaient en possession d’évangiles ».
Cela se passe à une mer Méditerranée de nous…Et dire que l’on croyait l’Evangile ringard et inoffensif !
Dimanche j’irai à la messe pour témoigner dans l’universalité d’une prière mon admiration pour cette femme et ces hommes persécutés…Ce sera ma manif dominicale !

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Le Vatican

(Le Point.fr du 12/06/2008)

(…) Mais, pour le Vatican, les dangers d’une mauvaise compréhension de la Bible viennent aussi d’une lecture déconnectée de la foi religieuse, dans un contexte marqué par “le sécularisme consumériste”, le “relativisme”, “l’indifférence religieuse”. Il évoque également les “conflits douloureux” auxquels sont parfois confrontées “les minorités chrétiennes dans un milieu non chrétien à propos de l’emploi de la Bible”, allusion aux tracasseries dont font l’objet les petites communautés chrétiennes dans certains pays musulmans. Une chrétienne convertie, Habiba Kouider, est actuellement poursuivie par la justice algérienne pour “pratique illégale d’un culte non musulman” après avoir été interpellée en possession de plusieurs exemplaires de la Bible.

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Halte au massacre des civils! Justice pour le peuple palestinien!

Posté par soslibertes le 11 avril 2009

 

A L’INITIATIVE DU COLLECTIF SOS LIBERTES

Halte au massacre des civils !

Justice pour le peuple palestinien !

 

Sous les bombes d’Israël depuis le 27 décembre 2008, le peuple palestinien vit de nouveau le cauchemar d’un massacre à huis clos. Principale cible de cette guerre inégale, les populations civiles, femmes, enfants et vieillards, grossissent chaque jour le lourd bilan macabre des victimes.

Les signataires, dont la conscience est vivement interpellée par cette nouvelle tragédie,

- condamnent avec force l’horrible carnage et expriment leur solidarité avec le peuple palestinien, victime depuis 60 ans d’un intolérable déni de justice ;

- rappellent que la violence contre les civils est une violation criminelle du droit humanitaire et des conventions de Genève ;

- appellent la communauté internationale à intervenir d’urgence pour arrêter les bombardements contre Ghaza, lever le blocus sur le territoire et apporter une aide humanitaire à sa population ;

- sont convaincus que l’aspiration légitime de tous les peuples de la région à la paix et à la sécurité passe par l’application des résolutions de l’ONU, qui consacrent le droit du peuple palestinien à un Etat indépendant et souverain ;

- appellent à la vigilance citoyenne contre les surenchères nationalistes, les dérapages à caractère racial, les débordements extrémistes et les diverses manipulations, qui tentent de détourner la solidarité populaire avec le peuple palestinien pour prendre l’Algérie en otage ;

- exigent la levée de l’Etat d’urgence pour redonner à tous les Algériens le droit à l’expression libre, pacifique et plurielle.

Alger, le 14 janvier 2009.


Premiers signataires :

Commandant AZZEDINE (Rabah Zerari, ancien officier de l’ALN) – HARBI Mohamed (historien) – SANSAL Boualem (écrivain) – AÏT-LARBI Mokrane (avocat) – AZZERADJ Omar (poète, journaliste) – BELHOUCHET Omar (journaliste) – ABDESSELAM Méhana (physicien, maître de conférences) – ABROUS Outoudert (journaliste) – AGAB Zohra (médecin) – AÏT-LARBI Arezki (journaliste) – AÏT-MOKHTAR Mouloud (logisticien) – AIT-SI-SLIMANE Taos (médiatrice scientifique) – AKROUF Sanhadja (éducatrice spécialisée) – ALLAL Tewfik (président du Manifeste des libertés) – AMARA Slimane (militant associatif) – AMEUR Soltane (chirurgien CHU) – ANCER Ahmed (journaliste) – BABA-AHMED Khédidja (journaliste) – BAKOUR Kenza (ingénieur) – BEJAOUI Faïka (architecte) – BELASKRI Yahia (journaliste, écrivain) – BENBOURICHE Chérif (militant associatif ACB) – BENFODIL Mustapha (écrivain, journaliste) – BENRAMDANE Djamel (journaliste) – BENSEBAA Djamel (économiste) – BERERHI Abdelhak (professeur en médecine, retraité) – BOUAKIZ Farid (gastro-entérologue) BOUCHEBAH Mustapha (vétérinaire) – BOUHADEF Mustapha (universitaire, retraité) – BOUKARI Mustapha (cadre supérieur) – BOUKIR Salma (adjoint DRH) – CARAGUEL Jeanine (enseignante) – DAOUI Tahar; (architecte) – DEBBACH Hamza (fonctionnaire) – DERRAIS Bachir (cinéaste) – DJAFFAR Salim (journaliste) – DALI Kamel (chirurgien) – ELAIDI Abdelkrim (universitaire) – EL-HADJ-TAHAR Ali (artiste-peintre, poète, journaliste) – FEVE Amel (cadre) – FODIL Md Sadek (universitaire) – FOUATIH Awad (médecin) -GAAZEN Moussa (courtier en assurances) – GHEBBI Aïda (technico-commerciale) – HAIDAR Sarah (romancière) – HAMDANI Saïd (docteur en médecine) – HAMMADOU Ghania (journaliste, écrivain) – HICHEM (le Hic, caricaturiste) – HIRECHE Hacène (universitaire) – IZEROUKEN Arab (consultant) – KAOUAH Abdelmadjid (poète) – KHELIL Saïd (pharmacien, biologiste) – LALAMI Feriel (politologue) – LAOUARI Slimane (journaliste) – LEBKIRI Moussa (comédien, auteur) – LESBET Anne (gynécologue) – LESBET Djaffar (architecte, sociologue) – MADI Sadia (hôtesse de l’air) – MAMART Mahmoud (journaliste) – MARHOUM Med Larbi (architecte) – MAZARI Amar (commissaire aux comptes) – MEDDI Adlène (journaliste) ; MEDDI Hillel (interprète) – MENAD M’barek (cinéaste) – MERAH Nasséra (architecte) – METAOUI Fayçal (journaliste) – METREF Arezki (journaliste) – MOUFFOK Ghania (journaliste) – MOUHOUB El Mouhoub (économiste) – NEKACHTALI Leila (journaliste) – OUADI Boussad (éditeur) – OUALI Aomar (journaliste) – OUALI Hassen -(journaliste) – OUBOUZAR Lila (architecte, universitaire) – OUBOUZAR Yasmina (data management) – OUFERHAT Mahieddine (directeur d’un organisme de formation) – OUIDIR Said (chef d’entreprise) – OULHADJ Ahmed (docteur en médecine) – OUNOUGHENE Arezki (docteur en médecine) – RABIA Abdelkader (journaliste) – RAHAL-SIDHOUM Saïda (citoyenne) – SABEUR-CHERIF Redouane (professeur de langue) – SARI Djilali (universitaire) – SLIMANI Samia (architecte) – SOUIDI Djamel (écrivain) – STAALI Keltoum (journaliste, poète) – TADJER Salima (éducatrice) – TAGUEMOUT Hanafi (journaliste) – TALEB-IBRAHIMI Khaoula (universitaire) – TAMZALI Wassila (ex directrice à l’UNESCO, essayiste) – TOUAZI Tahar (industriel) – TENGOUR Habib (poète, anthropologue) – YACOUB Boussad (universitaire) – ZEKAL Dalila (présidente Bnet Fatma NSoumeur) – ZERROUKI Hassen (journaliste) – ZEKKAGH Abdelouahab (architecte, enseignant) – ZOUAGHI Abbas (enseignant).

Signataires
AÏT HAMOU Louisa (universitaire) – AMARI Chawki (journaliste, écrivain) – HACHEMAOUI Mohammed (universitaire) – IDIR (chanteur, auteur-compositeur) – FELLAG Mohamed (comédien) – BENCHIKH Madjid (professeur de droit) – SAADI Nourredine (universitaire, écrivain) – SEBBAR Leïla (écrivain) – BACHI Salim (écrivain) – ALLALOU Mohamed-Ali (animateur radio) – ABBACI Hakim (artiste-peintre) – ABDESSELAM Jugurtha (universitaire) – ABDESSELAM Nadia (médecin) – ABDESSELAM Madjid (étudiant) – ABROUS Mansour (chargé Culture et communication) – ACHOUR Ahcène (chômeur) – ADEL Khédidja (universitaire) – ADERKICHI Kamel (auteur dramaturge) – AGGOUN Hocine (enseignant) –AHMINE Noureddine (avocat) – AÏN SEBA Nagette (universitaire) – AIT-CHERIF Abdellah (étudiant) – AIT-CHERIF Ahmed (cadre) – AIT-LARBI Lila (écrivain) – ALI BENALI Zineb – (professeur des universités) – ALI BENALI Hamza (ancien cadre) – ALIM Saïd (professeur d’Anglais, retraité) – ALI-RACHEDI Abdesselam (professeur de médecine, retraité) – AMOKRANE Saliha (universitaire) – AOUARANE Saliha (médecin) – ARABI Malika (enseignante) – ASLAOUI-HEMMADI Leila (ancien ministre, ancien magistrat Cour suprême) – ASSELAH-RAHAL Safia (professeur Département de français Université d’Alger, Chercheur au CREDILIF Université Rennes 2) – ATTAB Saïd (ingénieur d’Etat en télécommunications) – ATTOUM Abdellah (géologue) – AZZA Boualem (cadre des finances, militant démocrate) – BACHIR Dora (médecin dermatologue) – BARAKA Malika (cardiologue) – BECHAR Arezki (cadre) – BEKKAI Nacira (anesthésiste) – BEKKOUCHE Ammara – BELDJOUHRI Abdelkader (artiste-peintre) – BELHABLA Ghani (médecin) – BELHADDAD Souad (journaliste, écrivain) – BELKERMI Sahli (avocat) – BELKHEIR Omar (enseignant universitaire) BENABDESLAM Azzedine (ingénieur) – BENARBIA Badice (consultant en édition) – BENCHEIKH Djilali (journaliste)- BENGHERABI Rabah – BENGHERABI Rabah (new business development agent) – BENHALLA –Mahieddine (cadre retraité) – BENHAROUN Nachida (enseignante) – BENIDDIR Sami (étudiant) – BENKAROUN Ahcène (enseignant) – BENMAHIDI Habib (retraité) – BENMERAD Djamel (journaliste) – BENYAHIA Ali (journaliste) – BENYOUCEF Farid (universitaire, écrivain) – BERKANI Hafid (ingénieur) – BLIDIA Ahmed (économiste) – BOUAITA Ahmed (économiste) – BOUAITA Fatma Zohra (agroéconomiste) – BOUAKIZ Farid (gastro-entérologue) – BOUATTOU Kader (chef d’entreprise) – BOUAZZA Hichem (étudiant) – BOUCHEBAH Mustapha (vétérinaire) – BOUCHEK Salima (correctrice) – BOUDJEMA Mohamed (universitaire) – BOUDOUMA Youcef (universitaire) – BOUGUERMOUH Amar (militant démocrate, cadre des finances) – BOUHALI Mohamed chérif (journaliste) – BOUKLI Meriem – BOULALOUA Sid-Ali (écrivain, journaliste) – BOUMENDJEL Nadir (médecin spécialiste en gériatrie) – BOUNIF Yvonne (retraitée) – BOUSKSOU Abdelkrim (chef d’entreprise) – BOUTADJINE Mustapha (artiste-peintre) – BOUZEGHRANE Nadjia (journaliste) – BOUZIANE Ahmed-Khodja (journaliste, écrivain) – BOUZID Boualem (universitaire)– CHAMI A.C. (universitaire) – COLONNA Fanny (chercheur CNRS) – DAHMANI Amar (interprète) – DAHMOUS Mohand (ingénieur) – DALI Kamel (chirurgien) – DALIBEY Azzedine (documentaliste, archiviste) – DAOUD Kamel (militant des droits de l’homme) – DJAID Fatima (responsable association nationale) – DJAZIRI Adlane (ingénieur en électronique) – DJILANI Zouiouèche (chef de projets) – DJOUAHRA Mohamed – DOURARI Abderrezak (universitaire) – EZZRAIMI Abdelkader-Chakib (médecin) – GAROUI Zoubir (fonctionnaire) – GHERISS Mohamed (auteur, journaliste) – GHOBRINI Mustapha (universitaire) – GOSSART Malika (éducatrice protection de la jeunesse et de la justice) – GOSSART Thomas (professeur Education nationale) – GRID Ghanou (étudiant) – GRIFI Nawel (monitrice auto école) – GUECHI Fatima – GUEMAR Latefa – GUEMAR Narriman (IT tutor , Swansea University) – GUERITLI Boualem (réalisateur) – HABIB Fatma-Zohra (ingénieur) – HABIB Fatima (enseignante) – HABIB Mahdi (recherche scientifique) – HABIB Leila (marketing) – HACHEMI Baya (journaliste) – HADBI Youcef (architecte) – HADJADJ Bachir (ingénieur à la retraite, écrivain) – HARKAT Mostéfa (professeur d’université, écrivain) – HICHOUR Djamila (cadre)– IRBAH Djamel Eddine (étudiant en pharmacie) – KADID Djilali (artiste-peintre, écrivain) – KALI Mohammed (journaliste, écrivain) – KASSOU Zohra (sociologue) – KASTALLI Chérif (agriculteur) – KEBBAS Malika (linguiste) – KEBIR Yamina (avocate) – KESSAL Salem (universitaire) – KETTANE Nacer (directeur Beur FM) – KHEZANA Lahcène (enseignant) – KIARED Redouane (ingénieur en génie chimique) – KORICHE Myriam Aziadée (étudiante) – LABTER Lazhari (écrivain, éditeur) – LABTER Yamina (enseignante) – LABTER Hikmet (pilote) – LABTER Amine (artiste) – LAÏCHOUR Nassim (senior supervisor) – LAMRAOUI Mohand (infirmier) – LASSAL Ghania (journaliste) – LEFFAD Farida (gérante cyber) – LEFFAD Zahra (enseignante) – LEMNEOUER Khaled (retraité de l’Education nationale) – LESBET Houria (juriste) – LESBET Sofiane (étudiant) – LOUNIS Djamel (caricaturiste) – MADJI Anissa (fonctionnaire) – MANSOURI Farouk (consultant en systèmes d’information) – MAROUF Nadir (professeur des universités) – MAROUF Chafika (maître de conférences) – MAZOUZ Ali (commissaire aux comptes) – MEBAREK Mourad (architecte) – MECHALIK Nouria (médecin) – MEFIDENE Tassadit (universitaire) – MEKBOUL Sahra (universitaire) – MELHA Khaled (journaliste producteur) – MESSABIH Miloud (musicien) – METREF Youcef (enseignant) – METREF Michelle (enseignante) – MEZIADI Chouaib (universitaire) – MEZIADI Allaoua Mahmoud (enseignant universitaire) – MISSOUM Boumediène (correspondant de presse) – MOHAMMEDI El Mehdi (universitaire) – MOKRANI-AIT-HAMOU Taous (pédiatre) – METREF El Hacène (conseiller pédagogique à la jeunesse) – NACIB Youcef (chercheur) – NAIT MOHAND Abderrahmane (ingénieur) – NAIT SLIMANE Mohand Akli (commerçant) – OUIBRAHIM Ahmed (universitaire) – OUICHAOUI Saad (universitaire) – OUKSILI Bilel (médecin cardiologue) – OULD BRAHIM Mokrane (retraité) – OULD HOCINE Bouzid (réalisateur) – OUNOUGHENE Idir (chirurgien dentiste) – OUSSAYEF Nacer – RACHEDI Hassan (chef d’entreprise) – RICAUD-KADID Joëlle (consultante en ressources humaines) – RIHANI Lazhari (enseignant chercheur) – ROUIS Zoheir (président Forum démocratique) – SAADI Nourredine (universitaire, écrivain) – SABRI-HAROUZ Tassili (militante des droits de l’homme) – SADAT Arezki (journaliste, ingénieur) – SAHEB Youcef (assistant export) – SAHLI Mourad (enseignant) – SAIGHI BOUAOUINA Amel (architecte, étudiante) – SAIGHI BOUAOUINA Touria (infirmière) – SAMAI Salim (enseignant) – SAOUDI Rabah (enseignant) – SERHANE Djebbar Mohamed (citoyen) – SI MOHAMED Slimane (cadre) – SIAD Menouer (universitaire) – SIARI-TENGOUR Ouarda (historienne) – SKIF Hamid (écrivain) – SOUIDI-BENALLEGUE Leila (présidente de l’Association Pour l’Egalité) – TAHAR Youcef (journaliste) – TALBI Mouloud (président Festival international du cinéma) – TATAR Abdelhamid (militant syndicaliste, retraité) – TIBERGUENT Aziz (médecin) – TIBOUCHI Hamid (peintre, poète) – YAHIATENEMohammed (universitaire) – ZANAZ Hamid (journaliste) – ZENBOUDJI Mohamed Nacef (universitaire) -ZIANE BOUZIANE Mohamed (architecte, étudiant) – ZINAI Hocine (cadre dirigeant à la retraite) – ZIREM Youcef (journaliste) – ZITOUNI Brahim (cadre supérieur à la retraite).

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Messages de solidarité avec le peuple palestinien:
Monique Dental (Réseau féministe « Ruptures ») – Isabelle Delmont (psychanalyste) – Daniel Deriot (travailleur social, Paris) – Annie Dreuille (retraitée) – Susanne Horowitz (journaliste) – Béatrice Villemant (design graphique) – Gilles Gwozdziak – Claudine Brulefer (secrétaire) – Dorothée Ebner (infirmière) – Bernard W. SIGG, psychanalyste (retraité).

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Bouteflika réélu avec des chiffres « brejnéviens »

Posté par soslibertes le 11 avril 2009


Le président sortant obtient un troisième mandat avec 90,24 % des voix et une participation de 74,54 %. L’opposition dénonce une fraude.

Alger : Arezki AÏT-LARBI
AU TERME d’une bataille électorale sans risque, le président Bouteflika a triomphé sans gloire. Hier matin, Yazid Zerhouni, le ministre de l’Intérieur, a confirmé la réélection du raïs pour un troisième mandat de cinq ans, avec un score brejnévien de 90,24 % des suffrages exprimés. C’est le score le plus élevé pour l’élection d’un chef d’État algérien depuis la fin du régime de parti unique en février 1989.
Louisa Hannoun, la candidate trotskiste du Parti des travailleurs, est arrivée deuxième avec 4,22% des voix. Les quatre autres figurants ont obtenu des scores insignifiants.
Seule inconnue de ce scrutin joué d’avance, le taux de participation officiel est fixé à 74,54%. Dans la matinée de jeudi, il était encore sous la barre des 10 %, avant de grimper dans des proportions surréalistes quelques heures plus tard.
Pour l’opposition, qui dénonce une fraude, la participation réelle n’a pas dépassé les 20 %. « Dans beaucoup de localités, la progression des chiffres montre de manière irréfutable que dès la mi-journée, un ordre central a été donné de procéder au bourrage des urnes et à la manipulation des chiffres », affirme Karim Tabou, premier secrétaire du Front des forces socialistes, qui avait prôné le boycott. D’un revers de main méprisant, Yazid Zerhouni balaie « ces allégations pour lesquelles personne n’a apporté de preuves concrètes».
Assuré du soutien des États Unis et de la France, qui le considèrent comme un «rempart contre l’arrivée des talibans au pouvoir », Abdelaziz Bouteflika ne cherche même plus à sauver les apparences d’une démocratie en trompe-l’oeil.

Tolérance pour les islamistes
Après la « réconciliation nationale » qui a accordé, en 2004, l’impunité aux terroristes ayant accepté de déposer les armes, il a promis, pour ce troisième mandat, de décréter l’amnistie générale, pour ramener à la raison les irréductibles du GSPC/al-Qaida au Maghreb. Ces concessions en série ont conforté les fous de Dieu dans leurs ambitions. Si les franchisés de Ben Laden en Algérie redoublent de férocité en multipliant les attentats, les « repentis », reconvertis dans des affaires florissantes avec l’aide de l’État, exigent de participer à la vie politique, et n’hésitent plus à provoquer les familles de leurs victimes. La semaine dernière, Madani Mezrag, l’ex-« émir » de l’Armée islamique du salut (AIS, branche militaire du FIS), a justifié l’assassinat, en décembre 1997, du syndicaliste Abdelhak Benha-mouda, sans susciter la moindre réaction officielle.
Cette tolérance à l’égard des islamistes radicaux contraste avec la fièvre nationaliste, qui a poussé les clientèles du régime et leurs relais médiatiques à exiger des sanctions contre les laïcs du Rassemblement pour la culture et la démocratie. Mardi, le parti de Saïd Sadi, qui a dénoncé le scrutin comme « une humiliation de la nation » et prôné son boycott, a hissé un drapeau noir sur le fronton de son parti en signe de deuil, à la place de l’emblème national. Un acte de « trahison » contre lequel Yazid Zerhouni a promis des poursuites judiciaires.

A.A-L

(Article publié dans le Figaro du 11 avril 2009)

 

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Bonjour tout le monde !

Posté par soslibertes le 11 avril 2009

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