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SOS LIBERTES: QUI SOMMES-NOUS?

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(Dessin Topor pour AI)

SOS LIBERTES est un collectif civique de résistance aux agressions récurrentes contre les libertés. Composé d’avocats, de journalistes, d’universitaires et d’écrivains, ce regroupement informel est d’abord un cri d’alarme contre les mesures autoritaires et les opérations liberticides, qui défient chaque jour la raison et les principes fondamentaux du droit. Il a été créé début 2008, pour dénoncer la persécution des chrétiens, la répression de syndicats autonomes, et la condamnation de journalistes pour « délit de presse ». Durant le ramadan, à Biskra puis à Alger, des jeunes surpris par la police en train de fumer discrètement ont été arrêtés et condamnés à de lourdes peines de prison, pour « atteinte aux valeurs de l’Islam ». La réaction du Collectif SOS LIBERTES, relayé par la presse indépendante, a permis d’endiguer ces pratiques talibanesques, gage de « bonne foi » qu’un pouvoir en mal de légitimité offrait aux islamistes radicaux pour les ramener dans son giron.

Notre « Appel à la tolérance et au respect des libertés », publié le 17 mars 2008 pour réaffirmer notamment le principe de « liberté de conscience, synonyme du droit de chacun de pratiquer la religion de son choix, ou de ne pas pratiquer », a recueilli plus de 2500 signatures. Grâce à cette mobilisation amplifiée par l’affaire Habiba Kouider, la chrétienne de Tiaret poursuivie pour « pratique d’un culte non musulman sans autorisation », l’arbitraire a reculé. Mais la menace est toujours là, suspendue comme une épée de Damoclès. Présentée au parquet après une humiliante garde à vue dans les locaux de la police, la jeune femme a été la cible d’un odieux marchandage ; le procureur lui avait proposé de ” choisir entre la mosquée et la prison”. Lors du procès, le 20 mai 2008 devant le tribunal correctionnel, le magistrat avait exhibé des bibles comme « pièces à convictions destinées à faire du prosélytisme et non pour son usage personnel », avant de requérir 3 ans de prison ferme. Après la plaidoirie de Me Khéloudja Khalfoun, l’avocate de la défense qui a démonté l’accusation, le tribunal a ordonné un complément d’information.
Plus de 3 ans après, Habiba Kouider, laissée en liberté, attend toujours la sentence des juges. Depuis ce procès emblématique du bras de fer qui oppose les partisans des libertés – toutes les libertés garanties par les Pactes internationaux ratifiés par l’Algérie -, aux forces de l’autoritarisme et de la régression, la liste des victimes de l’inquisition officielle s’est allongée. Après les pratiquants de « culte non musulmans sans autorisation », les « dé-jeûneurs » du Ramadan, à Alger, à Biskra, à Tébessa, et en Kabylie sont dans le collimateur de ce qu’il faut bien appeler une police religieuse.
Un signe d’espoir: la société civile commence à se mobiliser pour dénoncer l’intolérance et l’arbitraire. Comme le 5 octobre 2010, lorsque le tribunal correctionnel de Aïn-El-Hammam a été contraint de prononcer la relaxe de Hocine Hocini et Salem Fellak, les deux ouvriers inculpés « d’atteinte aux préceptes de l’Islam », pour un morceau de galette et quelques gorgées d’eau avalés sur leur chantier durant le Ramadan de l’été 201O.
De l’issue de la confrontation en cours dépendra le sort qui sera réservé à nos libertés.

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